25 juin 2025.
25 juin
41 Mettre en Dieu ton espérance.
Nous avons là une des deux mentions de l’espérance dans la Règle de Saint Benoît. L’autre se trouve au chapitre 7 pour évoquer l’espérance de la récompense divine qui permet de traverser l’épreuve des humiliations.
Au milieu de ce chapitre de l’art spirituel où sont passés en revue, et les dangers et les armes du combat, cette mention de l’espérance est bienvenue.
Elle replace si besoin était cette lutte spirituelle, à laquelle tout notre être est convié, dans la lumière de Dieu.
C’est lui notre espérance, car c’est lui qui est avec nous dans ce combat. Car c’est pour sa gloire que nous luttons.
Cette invitation à l’espérance n’est pas sans annoncer le dernier instrument de ce chapitre : « ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu »
Nous pouvons pressentir à travers ces deux recommandations combien notre vie monastique nous engage dans une lutte radicale… Lutte qui peut nous éprouver si sérieusement que tout semble se dérober sous nos pieds.
A quoi bon tout cela ? Faut-il encore continuer ? Pourquoi se donner tant de mal ?
Comme deux lampadaires sur la route, ces exhortations à l’espérance nous engagent à oser un pas dans l’inconnu et à ne pas regarder en arrière.
Quelqu’un nous attend devant nous pour nous découvrir et son visage encore inconnu et une part de nous-mêmes non encore exploité. L’invitation à l’espérance dans la lumière de la foi au Christ ressuscité s’offre à nous alors comme un levier dynamique pour consentir à traverser les passages obscurs.
Dans la rudesse de la vie monastique et dans l’épreuve de la foi, nous apprenons à lâcher prise… à confier toute notre espérance à Dieu. Notre vie est dans sa main. Qu’il la mène à son achèvement lui qui a commencé son œuvre en nous depuis notre naissance.

17 décembre