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20 octobre

20 octobre 2025.

Ctaire RB 13, 12-14

12 En tout cas, on ne termine jamais l’office de Laudes et de Vêpres sans dire le « Notre Père » à la fin de l’office. C’est le supérieur qui le dit en entier à haute voix, pour que tous les frères l’entendent. Et cela, à cause des petites blessures qui viennent des disputes habituelles dans une vie commune.

13 Dans cette prière, les frères s’engagent ensemble par cette promesse : « Pardonne- nous, comme nous pardonnons, nous aussi. » Par là, ils se purifieront de ces fautes.

14 Aux autres offices, on dit tout haut seulement la dernière partie de cette prière, pour que tous répondent : « Mais délivre-nous du mal. »

« Mais délivre-nous du mal ». Cette demande du Notre Père nous invite à poser un regard très lucide sur la réalité humaine, mais à le faire dans la lumière de la foi, appuyé sur la prière du Seigneur.

Oui le mal est là. Souvent sournois, il se laisse entrevoir sous la figure de la tentation, des duretés, des trahisons ou des lâchetés dont nous pouvons être complices nous aussi. Mais il peut se manifester tout d’un coup à visage découvert quand il semble dicter sa loi aux personnes ou aux évènements, à travers les guerres et les violences infligées aux autres…Il apparait alors dans toute sa puissance destructrice des relations et des êtres eux-mêmes.

Benoit invite donc ses moines à conclure l’office par la dernière formule du Notre Père : « mais délivre-nous du mal ». De cette manière, il les invite à prendre au sérieux leur propre conversion en demandant la grâce d’être délivré du mal, notamment du mal de la division ou de l’endurcissement dans des querelles fraternelles… « les épines de disputes »…

Par cette formule qui scande notre prière quotidienne, mais qui ressort avec un relief particulier, à Laudes, à la Messe et aux Vêpres, nous nous rappelons que nous sommes solidaires de ce grand combat contre le mal. Par la prière, ce combat trouve sa juste place. Car c’est fondamentalement le Seigneur qui mène ce combat et qui nous délivre du mal. Depuis la Croix et la résurrection du Christ, nous savons la victoire acquise.

Mais nous savons aussi que nous y sommes associés étroitement. Sous la conduite de l’Esprit, nous devenons instruments pour participer en Christ à l’établissement de son Règne de justice et de paix. La prière « délivre nous du mal » est un cri d’espérance en Celui qui vient et qui va définitivement tout ressaisir dans son amour et son pardon. « Toi qui viens pour tout sauver, fait lever enfin ton jour de la paix dans ton amour, toi qui viens pour tout sauver » … chantons-nous dans un hymne.