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26 octobre

26 octobre 2025.

Commentaire RB 18, 7-11

7 Le lundi, à Tierce, Sexte et None, on dit les neuf parties qui restent du psaume 118 : trois parties à chaque office.

8 Ainsi, on finit le psaume 118 en deux jours, c’est-à-dire le dimanche et le lundi.

9 Le mardi, à Tierce, Sexte et None, on chante trois psaumes depuis le 119 jusqu’au 127, ce qui fait neuf psaumes.

10 On répète toujours ces mêmes psaumes aux mêmes offices, jusqu’au dimanche. Tous les jours, on garde le même ordre pour les hymnes, les lectures et les versets.

11 Et ainsi, le dimanche, on commence toujours par le psaume 118.

         Dans quel ordre doit-on dire ces psaumes ? « Les mêmes psaumes seront toujours répétés identiquement aux mêmes offices, tous les jours, jusqu’au dimanche » Répéter, recommencer les mots expriment l’une des difficultés, de notre prière liturgique, et aussi de notre vie monastique. La répétition, l’uniformité, font partie de l’office divin, de notre prière monastique. Nous pourrions penser que le changement la variété des formes, l’originalité du font des éléments nécessaires pour soutenir l’attention, éveille l’intérêt. La prière monastique prend le contre-pied de cette manière de voir.

         La Règle ne cherche pas à créer l’événement, la surprise. Tout le pari de la vie monastique, plus que le pari la promesse, c’est que chaque instant est porteur d’une grande richesse, de la Présence de Celui que nous cherchons. C’est tout le jeu de notre vie : à travers, la répétition, le recommencement, faire craquer l’écorce de l’ennemi, laisser resplendir la beauté de l’instant présent, lieu de la Présence. C’est bien le sens de la prière des psaumes.

         Le Psaume 118 en est un exemple typique : l’amour de la volonté de Dieu s’y exprime à chaque verset indéfiniment !

         Faire craquer l’apparence des choses, pour laisser jaillir la lumière de Dieu. Mais pour cela il faut durer, sans se laisser prendre au piège des compensations faciles. Durer pour que se brise la résistance de notre cœur.

         La répétition permet d’abord de dépasser la lettre, pour plonger dans la profondeur de la Parole. Il y a une conséquence, plus importante encore : La Parole de Dieu, qui tombe goutte à goutte, finit par creuser en nous une faille, pour atteindre ce qu’il y a de plus intérieur. La Parole extérieure, proférée, chantée, murmurée finit par rejoindre cette Parole inscrite au plus intime de nous-mêmes, ce murmure de l’Esprit qui nous habite.