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14 octobre

14 octobre 2025.

Commentaire RB 10

1ère partie

1 A partir de Pâques jusqu’au 1er novembre, on chante pour les Vigiles le nombre de psaumes indiqué plus haut (ch. 9).

2 Mais il n’y a pas les trois lectures dans le livre, parce que les nuits sont courtes. On les remplace par une seule lecture de l’Ancien Testament qu’un frère récite par coeur. Ensuite, on dit un répons court.

3 Pour tout le reste, on fait comme on l’a indiqué plus haut (chap. 9), c’est-à-dire que, pendant les Vigiles, on ne dit jamais moins de douze psaumes. Dans ce nombre, on ne compte pas les psaumes 3 et 94.

Le chapitre 10 de la Règle est très bref et il ne fait que décrire la différence dans la psalmodie entre les Vigiles de l’été par rapport au même Office durant l’hiver.

Au moment de la réforme liturgique, tout de suite après Vatican II, l’un des soucis des moines était d’alléger l’Office – ce qui ne voulait pas dire l’abréger. La sensibilité religieuse ayant changé, on sentait le besoin de ne plus psalmodier à toute vitesse, comme on le faisait souvent en latin, de laisser de brefs moments de silence entre les divers éléments de l’Office, et de redonner plus de place à l’écoute de l’Écriture et de la Tradition, par un choix plus élaboré de lectures, tout en conservant la psalmodie comme structure fondamentale de l’Office. L’Église n’a pas jugé nécessaire de maintenir la tradition des douze psaumes aux Vigiles, qui semblait importante pour Benoît. De même, afin de retrouver un rythme plus contemplatif de la journée monastique et de conserver un bon équilibre entre l’Office divin et les exigences du travail pour gagner notre vie, il a semblé à presque tout le monde, qu’il n’était pas opportun de maintenir un autre principe de Benoît qui était celui de réciter tout le psautier chaque semaine.

Diverses répartitions nouvelles des psaumes ont été élaborées, dans les années 1967-1972 par la Commission liturgique de notre Ordre, et trois nouvelles répartitions des psaumes ont été approuvées par Rome pour les Ordres monastiques. Nous utilisons l’une d’entre elles.

Un élément intéressant du texte de Benoît est la récitation de mémoire d’un texte de l’Ancien Testament.  Cela veut dire qu’on s’attendait à ce que les moines connaissent de mémoire une partie de l’Ancien Testament.  Déjà dans le monachisme pachômien le postulant, avant d’être admis à la prière commune, devait avoir appris par cœur au moins le Nouveau Testament et le Psautier. 

Une bonne façon de pratiquer la prière continuelle consiste à choisir un verset de psaume ou un autre texte de l’Ancien ou du Nouveau Testament et de le réciter intérieurement tout au long de la journée.