27 janvier 2026.
Gn 21, 1-21
Isaac, le Rire
D’un Commentaire de saint Clément d’Alexandrie (2ème siècle)
Un jour, le roi des Philistins, Abimélech, « se penchant par la fenêtre », vit Isaac (le rire) jouer avec Rébecca, sa femme., dont le nom signifie « la constance »…. Ô jeu plein de sagesse : Isaac, le rire, est aidé par Rébecca, la constance, sous le regard du roi ! L’esprit des petits-enfants du Christ dont la vie se passe dans la constance est dans l’allégresse ! Et c’est là le jeu qui plaît à Dieu.
On peut interpréter autrement la signification de ce texte : c’est nous qui nous réjouissons et qui rions, comme Isaac, parce que nous sommes sauvés. Notre Isaac, lui, riait parce qu’il avait été délivré de la mort ; il s’amusait et était dans l’allégresse avec sa femme qui est l’Église, l’aide de notre salut. Celle-ci porte le nom de « constance », nom qui exprime la fermeté car, seule, l’Église dure jusqu’à la fin des siècles, toujours joyeuse, ou encore parce qu’elle est constituée de la constance des croyants, de nous, les membres du Christ.
Le témoignage de ceux qui tiennent bon jusqu’au bout, l’action de grâce que l’on rend pour eux, et le salut secourable qu’accompagne la noble joie du cœur, tel est le jeu au sens mystique. Le Roi, c’est alors le Christ qui d’en haut surveille notre rire et, « se penchant par la fenêtre », comme dit l’Écriture, contemple l’action de grâces, la bénédiction, l’allégresse et la joie, et encore la constance qui aide au travail. La réunion de tout cela, c’est l’Église, sa propre Église.
