29 janvier 2026.
Gn 24, 1-27
Isaac et Rébecca
D’un Commentaire de saint Ambroise (4ème siècle)
L’origine et la grâce de saint Isaac nous sont bien signifiées dans son père : sur lui rejaillit l’honneur de ce que, né d’un homme aussi inimitable qu’était Abraham, son père, il en fut la récompense. Ceci ne doit pas nous surprendre, car en lui sont préfigurées la naissance et la passion du Seigneur.
Une femme vieille et stérile l’enfante à la suite d’une promesse de Dieu, pour que nous croyons que Dieu est assez puissant pour rendre féconde une vierge, et pour que le fils unique soit offert pour être immolé sans périr de la main de son père, tout en accomplissant le sacrifice… Isaac veut dire « rire » et le rire est le signe de la joie…
Le véritable Isaac est donc bon, en tant qu’il est plein de grâces et source de joie. C’est à cette source que Rébecca vint remplir d’eau sa cruche. Car l’Écriture dit qu’elle « descendit à la source, emplit sa cruche et remonta ». C’est donc l’Église ou l’âme qui descend à la source de la Sagesse, pour remplir son récipient jusqu’au bord, pour puiser les principes de la pure sagesse qu’elle ne pouvait trouver chez les Juifs. Écoute la Sagesse te dire qu’elle est bien une source : « Ils m’ont délaissé, moi la source d’eau vive ». À cette source courait l’âme assoiffée des prophètes, comme le dit David : « Mon âme a soif du Dieu vivant »…
Tel était bien Isaac quand il attendait la venue de Rébecca…la voyant venir à lui avec sa cruche pleine, il y reconnaît l’Église avec le peuple des nations, admirant la beauté du Verbe et ses mystères, qui lui dit : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! ». Oui, Rébecca voyant le véritable Isaac, la vraie joie, la véritable allégresse désire en être embrassée.
