Mardi 30ème semaine du T.O

27 octobre 2026.

Années Paires

Sg 3, 1-19                                                                 

Lui en moi et moi en Lui

D’une homélie de saint Bernard (12ème siècle)

N’en soyez pas surpris : il nous mange et nous le mangeons pour être plus étroitement attachés à lui. Autrement notre union ne saurait être parfaite. Car si je le mangeais sans être mangé, il serait en moi, mais je ne serais pas en lui ; à l’inverse, si j’étais mangé sans le manger, je serais en lui, mais lui, ne serait pas en moi. Dans les deux cas, l’unité ne serait pas parfaite. Mais s’il me mange pour m’avoir en lui, et si en retour, je le mange pour qu’il soit en moi, alors le lien sera entier et solide, puisque je serai en lui et que lui sera en moi.

Veux-tu que je te montre ce que je dis par une comparaison ? Lève à présent les yeux vers une communion plus haute, et pourtant similaire. Si l’Époux n’était pas dans le Père, sans que le Père soit en lui, ou si le Père était en lui sans qu’il soit dans le Père, j’ose dire que leur unité, s’il y avait alors unité, serait loin d’être parfaite. Mais puisque le Fils est dans le Père comme le Père est dans le Fils, rien ne cloche dans leur unité, mais lui et le Père sont vraiment un.

Il en est donc ainsi de l’âme pour qui adhérer à Dieu est un bien ; qu’elle n’estime pas avoir atteint l’unité parfaite avant d’avoir perçu que Dieu est en elle et qu’elle est en Lui.