26 octobre 2026.
Années paires
Sg 1, 16 – 2, 24
La Sagesse éternelle
De saint Louis-Marie Grignon de Montfort (18ème siècle)
« Ô profondeur et immensité de la Sagesse de Dieu ! » s’écrie saint Paul.
(…) Cette beauté éternelle et souverainement aimable a tant de désir de l’amitié des hommes, qu’elle a fait un livre exprès pour la gagner, en lui découvrant ses excellences et les désirs qu’elle a de lui. Ce livre de la Sagesse est comme une lettre d’une amante à son amant, pour gagner son affection. Les désirs qu’elle y témoigne du cœur de l’homme sont si empressés, les recherches qu’elle y fait de son amitié sont si tendres, ses appels et ses vœux y sont si amoureux, qu’à l’entendre parler vous diriez qu’elle n’est pas la Souveraine du ciel et de la terre et qu’elle a besoin de l’homme pour être heureuse.
Pour s’approcher de plus près des hommes et leur témoigner plus sensiblement son amour, la Sagesse éternelle est allée jusqu’à se faire homme, jusqu’à devenir enfant, jusqu’à être pauvre et jusqu’à mourir sur la croix pour les hommes.
Combien de fois s’est-elle écriée, lorsqu’elle vivait sur la terre : « Venez à moi ». Venez tous à moi ; c’est moi, ne craignez rien ! Pourquoi craignez-vous ? Est-ce parce que vous êtes pécheurs ? Eh ! Ce sont eux que je cherche ; je suis l’amie des pécheurs. Est-ce parce que vous vous êtes égarés du bercail par votre faute ? Eh ! Je suis le bon Pasteur. Est-ce parce que vous êtes chargés de péchés, couverts d’ordures, accablés de tristesse ? Eh ! C’est justement pourquoi vous devez venir à moi ; car je vous déchargerai, je vous consolerai.
