Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

9 août

9 août 2025.

Commentaire RB 6, 2-6

2 Voici ce que le Prophète veut montrer. Quelquefois nous devons éviter de parler, même pour dire des choses bonnes. Et cela, par amour du silence. Alors, nous devons encore plus éviter les paroles mauvaises, à cause de la punition que le péché entraîne.

3 Savoir garder le silence est très important. C’est pourquoi, même pour dire des paroles qui sont bonnes, des paroles saintes qui aident les autres, les disciples parfaits recevront rarement la permission de parler.

4 En effet, la Bible dit : (Proverbes 10, 19). 5 Et ailleurs : (Pr 18, 21).

6 D’ailleurs, c’est le maître qui parle et qui enseigne. Le disciple, lui, se tait et il écoute. Voilà ce qui convient à l’un et à l’autre.

Explications du Ps 38, 2-3 :

Dans ces versets, Benoît fait une paraphrase du verset 1, du Psaume 38, 2-3, pour inviter à renoncer aux paroles bonnes. Ce qui est visé ici ce n’est pas la parole d’encouragement et de consolation, mais les enseignements et les exhortations spirituelles… Elles sont possibles, mais doivent être rares ! En user souvent, c’est prendre le risque du bavardage spirituel et de passer à côté de l’expérience spirituelle, de la rencontre « muette d’émerveillement ».

Puis, Benoît ajoute que si nous renonçons aux paroles bonnes, cela implique encore plus de renoncer aux paroles mauvaises, c’est-à-dire au murmure et à la médisance.

Le chemin que propose Benoît, c’est plutôt l’écoute de l’écho en nous de la Parole du Maître => La Lectio divina => Se taire pour écouter, se taire pour s’émerveiller… Voilà ce qui convient au moine (le disciple) et au Maître (Le Verbe fait chair).