25 octobre 2025.
Ctaire RB 18, 1-6
1 On dit d’abord le verset : « Dieu, viens à mon aide. Seigneur, vite à mon secours ! » (Psaume 69, 2) et le « Gloire au Père ». Puis l’hymne de chaque office.
2 Ensuite, à Prime, le dimanche, on dit quatre parties du psaume 118.
3 A chacun des autres offices, c’est-à-dire à Tierce, Sexte et None, on dit trois autres parties du psaume 118. 4 A Prime, le lundi, on dit trois psaumes : les psaumes 1, 2 et 6.
5 On fait la même chose tous les jours à Prime jusqu’au dimanche. Chaque jour, on dit trois psaumes à la suite dans le psautier, jusqu’au psaume 19. Mais on divise en deux parties les psaumes 9 et 17.
6 Et ainsi, aux Vigiles du dimanche, on commence toujours par le psaume 20.
Nous commençons la lecture du chapitre le plus long du Code liturgique, celui sur la répartition des Psaumes. Dans la Liturgie monastique, l’ Église prévoit plusieurs répartitions possibles qui, en gros, se ramènent à deux : récitation du Psautier en une semaine ou récitation du Psautier en deux semaines avec la répétition de certains Psaumes. C’est le second schéma, plus léger, que nous avons adapté à Bouaké en nous mettant en règle avec ce que prévoit l’Église en ajoutant des psaumes à Laudes et à Vêpres en 2011-2012. En 2017, nous avons ajouté le 3ème Nocturne pour les dimanches et les solennités.
Dans la répartition des Psaumes, il semble que les monastères romains avant Benoît avaient une toute autre façon d’utiliser le psautier dans l’office : on reprenait la suite des psaumes à chaque office, là où on l’avait arrêté à l’office précédent. Benoît lui s’inspire de l’office romain, avec deux principes de base : l’utilisation de certains psaumes pour des offices précis, en particulier à Laudes et la récitation hebdomadaire du psautier. Il fait commencer l’office par le verset du Ps 69 : « Dieu viens à mon aide », c’est sans doute à cause de la conférence 10 de Cassien, où il vante ce verset comme formule de prière appropriée à tout besoin, à toute circonstance.
Pour Cassien, ce verset répété était un moyen pour arriver à prier sans cesse. Chez Benoît, il ne s’agit plus d’une formule répétée sans cesse par chaque moine, dans sa prière personnelle. Mais c’est l’introduction liturgique aux heures de l’office, et à la semaine de service des frères cuisiniers.
Ces utilisations limitées et réglées diffèrent beaucoup de l’usage incessant et spontané préconisé par Cassien. Mais la récitation de ce verset au début des offices est précieuse : elle nous rappelle que notre prière est l’œuvre de Dieu en nous.
Prier, c’est s’adresser au Père, que le Fils nous révèle, dans l’Esprit qui nous fait crier « Abba » et Seigneur-Jésus. Sans l’Esprit nous ne savons pas prier. En demandant à Dieu son aide, nous entrons dans la prière par sa seule porte : l’humble reconnaissance d’un don mystérieux dont tout dépend, la présence de Dieu.
Ce chapitre nous renvoie à deux questions importantes : comment prions-nous pour que la psalmodie soit une prière, et non une récitation machinale ? Et la deuxième question : sommes nous des hommes de prière ? Sommes-nous en relation avec le Christ, habités par l’Esprit ? Que faisons-nous pour que cette relation soit réellement vivante et vraie ?

1er décembre