24 octobre 2024.
Ctaire RB 17
1 Nous avons déjà donné l’ordre du chant des psaumes pour les Vigiles et les Laudes. Voyons maintenant les offices suivants.
2 A l’office de Prime, on dit trois psaumes séparément avec « Gloire au Père » après chaque psaume.
3 Avant de commencer les psaumes, on dit le verset : « Dieu, viens à mon aide », puis l’hymne de Prime.
4 Quand les trois psaumes sont finis, on récite : une lecture, le verset, « Seigneur, prends pitié », et les paroles de renvoi.
5 A Tierce, Sexte et None, on célèbre la prière de la même façon, c’est-à-dire : le verset : « Dieu, viens à mon aide », puis l’hymne de ces offices, trois psaumes, la lecture, le verset, « Seigneur, prends pitié », et les paroles de renvoi.
6 Si la communauté est assez nombreuse, on chante les psaumes avec antiennes. Si elle est peu nombreuse, on chante les psaumes sans antienne, d’un bout à l’autre.
7 L’office des Vêpres se compose de quatre psaumes avec antiennes.
8 Après ces psaumes, on récite : une lecture, le répons, l’hymne, le verset, le cantique de l’Évangile (Luc 1, 46-55), la litanie 1, et la prière du Seigneur termine l’office.
9 Les Complies se composent de trois psaumes. On chante ces psaumes sans antienne, d’un bout à l’autre.
10 Puis l’hymne de Complies, une lecture, le verset, « Seigneur, prends pitié », et la bénédiction termine l’office.
Les psaumes. Comment se fait-il que nous nous en lassions si peu ? Bien des visiteurs nous expriment à ce sujet leur étonnement…
Inlassablement répétés, les Psaumes ne cessent pas de nourrir notre prière. Leurs mots ont ce pouvoir mystérieux de ne pas s’user. Prière inspirée par l’Esprit Saint qui murmure au cœur de l’homme en gémissements inexprimables. Prière aussi enracinée dans l’humus de notre humanité qui ose sans complexe se tourner vers son Créateur.
Les psaumes sont d’inlassables pédagogues de la prière. Leur fraicheur et leur simplicité nous enseignent à être devant notre Père des Cieux comme si c’était la première fois.
Les psaumes nous font ce beau cadeau de nous permettre de nous tenir toujours dans la prière comme si c’était le premier jour. Ils nous engagent à être nous-mêmes, sans tricher avec notre masque ou avec nos ombres…
Et en même temps, la succession des psaumes nous entraine à ne pas nous arrêter sur notre ressenti du moment. Si nous sommes dans la tristesse, et donc bien en résonnance avec le psalmiste qui crie sa détresse, le psaume suivant qui sera plus de louange, nous déplace pour nous ouvrir à la reconnaissance envers le Seigneur. La récitation et le chant des psaumes nous apprennent cette dépossession de nous-mêmes.
La prière est avant tout cri ou jubilation, prière donnée à Dieu, dont nous n’avons pas la maitrise. Elle sort de notre bouche pour entrainer notre cœur à la confiance filiale en Celui auquel il dit « Tu ».
Sans cesse, convoqués à dire « Tu » à Dieu, à lui parler avec familiarité de notre vie et de celle des hommes, nous apprenons à prier. Nous entrons en prière. Heureux sommes-nous quand nous mesurons que les mots et que le « tu » dit à Dieu ont du poids et une saveur particulière. Ces moments de grâce et d’unification nous sont donnés comme des encouragements. Car demain, le combat sera peut-être plus rude, et l’attention très dispersée. Nous sommes en effet toujours des « apprenants ».
Au début de chaque office, il nous faut consentir à mendier de nouveau la grâce : « Dieu viens à mon aide ». Car c’est l’Esprit qui, en nous, accorde le cœur et l’esprit à notre voix. C’est Lui qui prie en nous, et qui prie en notre communauté. Laissons-le nous entrainer, pour que les mots des psaumes deviennent vraiment nôtres, vraiment ceux de notre communauté, petite cellule d’Église, en veille pour toute l’humanité.

11 octobre