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10 octobre

10 octobre 2025.

Commentaire RB 8-20 (Introduction)

Code liturgique

Nous commençons aujourd’hui la lecture des chapitres 8 à 20 que l’on désigne par l’expression de « Code liturgique ».

Ces chapitres peuvent sembler trop précis, trop détaillés, d’autant plus que nous ne faisons pas vraiment ce qu’ils disent et cela dans tous les monastères. Ce n’est pas très grave, d’autant plus que Benoît lui-même au chapitre 18,22 nous invite à adapter l’office.

Ce qui est important c’est de comprendre quelle a été l’attitude de Benoît, quels sont ses principes liturgiques qui ont présidé à la rédaction de ces chapitres et d’être fidèles à ces principes.

Ce matin, j’en retiendrai un seul.

Benoît a été fidèle à la liturgie romaine tout en demeurant fidèle à l’esprit monastique.

Fidèle à la tradition monastique par ce qu’il introduit et multiplie les doxologies, les psaumes, mais aussi les heures monastiques qu’il a gardé.

Fidèle à la tradition romaine, parce qu’il introduit le chant qui n’existait pas dans la tradition monastique, en particulier les hymnes de saint Ambroise, mais aussi en allégeant l’office monastique, en faisant preuve d’une grande humanité en supprimant par exemple le lever à 1 heure du matin, puis le second coucher, qui était traditionnel dans la tradition monastique. En agissant ainsi, Benoît a fait preuve d’une grande liberté et d’une grande sagesse.

Quelques décennies après lui, cet office va devenir l’Office de l’Église romaine qui va l’adopter pour tous les clercs.

Notre liturgie monastique doit donc respecter profondément ce que demande l’Église, mais elle doit respecter aussi sa propre tradition, sa propre manière de faire. Il y a ces deux éléments qui doivent toujours coexister dans l’Office des moines : les normes de l’Église et la tradition monastique.

Aujourd’hui, après Vatican II, l’Office de l’Église s’est beaucoup simplifié, celui des monastères pareillement, mais nous conservons beaucoup d’éléments que l’Église nous demande de conserver car ils correspondent à notre Tradition et à notre vocation.

Il n’est donc pas étonnant que nous découvrions parfois des manières de faire qui sont différentes de celles des paroisses ou des diocèses ; la liturgie monastique a ses principes et sa spécificité qu’il faut découvrir, retrouver et respecter. Certaines choses qui peuvent sembler secondaires sont importantes pour nous.