30 janvier 2026.
Gn 24, 33-41.49-67
Le puits de l’Écriture
D’une Homélie d’Origène (3ème siècle)
« Rébecca, dit l’Écriture, venait puiser de l’eau au puits, avec les jeunes filles de la ville ». Chaque jour Rébecca venait au puits, chaque jour elle puisait de l’eau. Et c’est parce qu’elle passait du temps chaque jour auprès des puits, qu’elle fut trouvée par le serviteur d’Abraham et put s’unir en mariage à Isaac.
C’est une doctrine spirituelle qui te forme et t’apprend à venir chaque jour au puits des Écritures, aux eaux de l’Esprit Saint, à y puiser sans cesse et à en rapporter chez toi un plein récipient, comme le faisait sainte Rébecca. Celle-ci n’aurait pu épouser un aussi grand patriarche qu’Isaac, né en vertu de la promesse, si elle n’avait puisé ces eaux et si elle n’en avait puisé en si grande quantité qu’elle put donner à boire non seulement à ceux de sa maison, mais aussi au serviteur d’Abraham. (…).
Tout ce qui est rapporté dans l’Écriture est mystère. Le Christ veut te fiancer à lui, toi aussi. C’est à toi qu’il s’adresse quand il dit par le prophète : « Je te fiancerai à moi dans la fidélité et la miséricorde, et tu connaîtras le Seigneur ». Voulant donc te fiancer à lui, le Christ t’envoie un serviteur : la parole inspirée. Si tu ne l’accueilles pas, tu ne pourras épouser le Christ…
Ainsi en est-il de la parole inspirée : elle désaltère ceux qui ont soif, et pourtant elle dit qu’elle se désaltère auprès d’eux, quand elle est l’objet de l’étude et des attentions vigilantes des chrétiens zélés. Donc s’il est une âme de cette sorte, qui fait tout avec patience, qui est aussi empressée et qui s’appuie sur un si grand enseignement, qui est habituée à tirer des profondeurs les eaux de la science, cette âme-là peut s’unir au Christ par des noces.
