10 juillet 2026.
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Pr 25, 1-28
La raison et la foi
De l’Encyclique du pape saint Jean-Paul II (20ème siècle)
Le désir de connaître est une caractéristique commune à tous les hommes. Grâce à l’intelligence, la possibilité de puiser l’eau profonde de la connaissance est donnée à tous, croyants comme non-croyants. La particularité qui distingue le texte biblique consiste dans la conviction qu’il existe une profonde et indissoluble unité entre la connaissance de la raison et celle de la foi. Le monde et ce qui s’y passe, de même que l’histoire et les vicissitudes du peuple, sont des réalités regardées, analysées et jugées par les moyens propres de la raison, mais sans que la foi demeure étrangère à ce processus. La foi n’intervient pas pour amoindrir l’autonomie de la raison ou pour réduire son domaine d’action, mais seulement pour faire comprendre à l’homme que le Dieu d’Israël se rend visible et agit dans des événements…. La foi affine le regard intérieur et permet à l’esprit de découvrir, dans le déroulement des événements, la présence agissante de la Providence. (…)
Nous pouvons donc dire que, par sa réflexion, Israël a su ouvrir à la raison la voie vers le mystère. Dans la révélation de Dieu, il a pu sonder en profondeur tout ce qu’il cherchait à atteindre par la raison, sans y réussir. À partir de cette forme plus profonde de connaissance, le peuple élu a compris que la raison doit respecter certaines règles fondamentales pour pouvoir exprimer au mieux sa nature. Une première règle consiste à tenir compte du fait que la connaissance de l’homme est un chemin qui n’a aucun répit ; la deuxième naît de la conscience que l’on ne peut s’engager sur une telle route avec l’orgueil de celui qui pense que tout est le fruit d’une conquête personnelle. Une troisième règle est fondée sur la « crainte de Dieu », dont la raison doit reconnaître à la fois la souveraine transcendance et l’amour prévoyant dans le gouvernement du monde.
