Mardi de la 17ème semaine du T.O

28 juillet 2026.

Années Paires

Jb 31, 1-23.35-37

L’humilité

D’une Homélie de Saint Basile (4ème siècle)

Comment donc, à l’imitation du Seigneur et de ses disciples, descendrons-nous jusqu’à cette humilité salutaire, une fois percée l’enflure mortelle de l’orgueil ? En nous nous y exerçant en toutes occasions, sans rien négliger sous prétexte que nous n’en subirons nul dommage. Car l’âme prend la ressemblance de ce dont elle s’occupe, elle est façonnée par ce qu’elle fait, ses habitudes la modèlent.

Que toi-même, ton maintien, tes habits, ta démarche, ta manière de t’asseoir, de te nourrir, que ton lit, ta maison et ton mobilier tendent à la simplicité. Que ta parole, ton chant, tes relations avec ton prochain paraissent plus orientés vers la juste mesure que vers le faste. Ne montre pas dans tes paroles la jactance des sophistes ou dans tes chants une voix trop langoureuse. Ne conteste pas d’une façon trop arrogante ou pénible, mais en toutes circonstances, supprime complètement la raideur : aimable avec tes amis, doux avec tes proches, patient envers les querelleurs, humain avec les petits, console les affligés, rends visite à ceux qui souffrent, ne méprise personne. Sois doux quand tu t’adresses à quelqu’un, souriant, complaisant quand tu réponds ; offre à tous un accès facile, ne chante pas tes propres louanges et ne pousse pas les autres à les proclamer.

Par contre, accuse-toi toi-même de tes fautes et n’attends pas d’en être repris par les autres, pour imiter le juste qui commence par s’accuser avant de parler, pour être semblable à Job qui ne se troubla pas devant les gens nombreux de la ville et proclama devant eux sa faute.