Lundi de la 27ème semaine du T.O

5 octobre 2026.

Années Paires

Si 2, 1-18       

La tendresse de Dieu

Méditation du moine saint Silouane (20ème siècle)

Si les hommes savaient ce qu’est l’amour du Seigneur, c’est en foules qu’ils accourraient auprès du Christ, et il les réchaufferait tous de sa grâce. Sa miséricorde est inexprimable.

Le Seigneur aime le pécheur repentant et le serre contre sa poitrine avec tendresse : « Où étais-tu, mon enfant ? Je t’attends depuis longtemps ». Le Seigneur appelle à lui tous les hommes par la voix de l’Évangile, et sa voix retentit dans le monde entier : « Venez à moi, vous tous qui peinez, et je vous donnerai le repos ». Venez et buvez l’eau vive. Venez et apprenez que je vous aime. Si je ne vous aimais pas, je ne vous appellerais pas. Je ne puis supporter que même une seule de mes brebis se perde. Même pour une seule, le Pasteur va dans les montagnes et la cherche partout. Venez donc à moi, mes brebis. Je vous ai créées et je vous aime. Mon amour pour vous m’a fait venir sur la terre, et j’ai tout enduré pour votre salut. Je veux que vous connaissiez mon amour et disiez comme les apôtres sur le Mont Thabor : « Seigneur, il nous est bon d’être avec toi ! ».

Le Seigneur nous appelle sans cesse à lui : « Venez à moi, et je vous donnerai le repos ». Il nous nourrit de son corps très pur et de son sang. Avec bonté, il nous éduque par sa parole et par le Saint-Esprit. Il nous a révélé les mystères. Il vit en nous et dans les sacrements de l’Église, et il nous conduit là où nous verrons sa gloire. Mais chacun verra cette gloire dans la mesure de son amour. Celui qui aime davantage fait tout son possible pour être avec le Seigneur bien-aimé, et c’est pourquoi il s’approchera davantage de lui. Celui qui aime peu désire peu aussi ; et celui qui n’aime pas ne désire pas non plus et ne s’efforce pas de voir le Seigneur, et il demeurera éternellement dans les ténèbres.