3 août 2026.
Années Paires
Jl 1, 13 – 2, 11
Celui qui vient
Méditation du Père Divo Barsotti (20ème siècle)
Dieu vient toujours. C’est même un des « noms de Dieu » dans l’Apocalypse. Et déjà auparavant, le Cantique nous avait enseigné que le nom de Dieu est : « Celui qui vient ». En fait, il entre et s’établit dans le monde humain dans l’instant où sa présence touche l’épouse qui vit dans le temps. L’épaisseur du temps est ainsi l’épaisseur de l’espérance, l’épaisseur d’une recherche qui pourra ne rejoindre l’époux que l’espace d’un éclair pour laisser ensuite l’épouse plus désolée. L’éternité coïncide avec le temps, non pas à l’état permanent mais dans un acte fugitif. La présence n’est jamais absolue : la présence de Dieu, tu ne l’expérimentes que dans un contact furtif… Dans la succession du temps, la rencontre avec Dieu s’offre en chaque instant qui passe ; en chaque instant qui passe, nous pouvons nous ouvrir à un Dieu qui est toujours nouveauté absolue.
Le nom de Dieu, « Celui qui vient », est une expression très dense ; elle enseigne que la vie spirituelle est continuelle nouveauté. Dieu n’a ni passé ni futur : penser qu’il soit venu pour demeurer en toi de manière stable dans l’union mystique, ce serait ne pas le connaître. Vivre, c’est renouveler continuellement son être dans le contact avec Dieu ; la vie chrétienne est nouveauté essentielle. Tu grandis dans l’amour en renaissant à tout instant par un contact qui s’offre dans cet instant présent que tu vis. Dieu est « Celui qui vient » ; c’est sous ce nom que l’âme le connaît et le rencontre. L’âme vit ainsi une éternelle jeunesse : le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, et dans « l’instant » tu vis la rencontre avec l’éternité…
C’est seulement dans « l’instant », qu’Il te touche et l’instant passe… La rencontre est donc toujours fugitive ; mais le résultat est que l’âme vit un « tressaillement » sous la touche divine, qu’elle en est troublée jusque dans ses profondeurs.
