Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Lundi 6ème semaine du T.O

Années paires

1 Th 2, 13 – 3, 13

Le Livre du Seigneur

Méditation de Madeleine Delbrël (21ème siècle)

16 février 2026.

Les paroles des livres humains se comprennent et se soupèsent. Les paroles de l’Évangile sont subies et supportées. Nous assimilons les paroles des livres. Les paroles de l’Évangile nous pétrissent, nous modifient, nous assimilent pour ainsi dire à elles. Les paroles de l’Évangile sont miraculeuses. Si elles ne nous transforment pas, c’est que nous ne leur demandons pas de nous transformer. Mais, dans chaque phrase de Jésus, dans chacun de ses exemples demeure la vertu foudroyante qui guérissait, purifiait, ressuscitait. À la condition d’être, vis-à-vis de lui, comme le paralytique ou le centurion : d’agir immédiatement en pleine obéissance.

L’Évangile de Jésus a des passages presque totalement mystérieux. Nous ne savons pas comment les passer dans notre vie. Mais il en est d’autres qui sont impitoyablement limpides. Une fidélité candide à ce que nous comprenons nous conduira à comprendre ce qui reste mystérieux.

Si nous sommes appelés à simplifier ce qui nous semble compliqué, nous ne sommes, en revanche, jamais appelés à compliquer ce qui est simple. Quand Jésus nous dit : « Ne réclame pas ce que tu as emprunté », ou bien : « Oui, oui, non, non, tout le reste est du Malin », il ne nous est demandé que d’obéir. Ce ne sont pas les raisonnements qui nous y aideront, ce qui nous aidera, ce sera de porter, de garder en nous, au chaud de notre foi et de notre espérance, la parole à laquelle nous voulons obéir. Il s’établira entre elle et notre volonté comme un pacte de vie.