20 novembre 2025.
Années impaires
Ez 24, 15-27
Le jugement de Dieu
Méditation du Père François-Xavier Durwell
La justice exercée par Dieu dans le Christ, sauve quiconque s’y soumet et condamne qui le rejette. Envers les hommes qui désirent le salut, Dieu exercera un jugement de justification. Il les juge en versant sur eux la vie nouvelle, la vie de résurrection qui est la justice de Dieu, sa vivifiante sainteté. C’est ainsi qu’elle s’est exercée dans le Christ qui par sa mort, s’est offert à la justice de Dieu : il fut « justifié dans l’Esprit », vivifié dans la sainteté, dans le Saint-Esprit de Dieu. Le quatrième évangile dira que les fidèles du Christ ne seront pas jugés, c’est-à-dire qu’ils ne seront pas condamnés ; pour eux le jugement consiste à passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Dieu exerce sa justice en la communiquant.
Ce jugement n’est pas qu’une sentence prononcée. Toute parole de Dieu est une action, une sentence qui se réalise. La sentence de justice prononcée dans le Christ est une action créatrice, elle est la sainteté vivifiante de l’Esprit qui ressuscite le Christ et crée le monde de la justice divine.
Ce jugement est prononcé en nous pour la première fois dans le baptême. L’homme y est créé à neuf dans le Christ, il ressuscite avec lui, il entre avec lui dans le monde de la justice. Dieu lui impose sa justice par le don de sa sainteté qui donne la vie. Le baptême est un rite eschatologique, le début de la résurrection des morts, une première réalisation du jugement dernier.
Si le chrétien est humble et fidèle, il est soumis sans cesse à ce jugement qui justifie, recrée, vivifie. Sans cesse la justice de Dieu progresse en lui, de justification en justification, de vie imparfaite en vie plus intense, de résurrection en résurrection. Procès de justice et processus de vivifiante justification, de résurrection.
Dans le Christ Rédempteur, p. 36-38.
