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30 octobre

30 octobre 2025.

Commentaire RB 20

1 Quand nous voulons demander quelque chose à des gens puisssants, nous n’osons le faire qu’avec humilité et grand respect.

2 Alors, quand nous supplions le Seigneur, le Dieu du monde entier, nous devons le faire avec plus d’humilité encore, avec un coeur pur et tout donné à Dieu.

3 Et nous le savons : Dieu nous exaucera, si nous prions non pas avec beaucoup de paroles, mais avec un coeur pur, peiné jusqu’aux larmes d’avoir offensé Dieu.

4 C’est pourquoi la prière doit être courte et pure, sauf si Dieu, dans sa bonté, nous touche et nous inspire de prier plus longtemps.

5 Mais, en communauté, la prière sera très courte. Et, dès que le supérieur donnera le signal, les frères se lèveront tous ensemble.

Saint Benoît, dans la Règle, ne parle que deux fois de la prière personnelle et cela, d’une manière très discrète, ici et au chapitre 52 sur l’oratoire (le lieu de la prière communautaire !). Pour lui, le cadre liturgique est celui où le moine prie et apprend à prier.

Dans les versets 3 et 4 de ce chapitre, à quatre reprises, saint Benoît parle de la pureté de la prière. À la suite de Cassien, il conçoit la pureté de la prière et la pureté du cœur comme le fruit de l’attention à Dieu ; Au chapitre 7, la Règle définit comme premier degré d’humilité, la présence à Dieu. La pureté relève de l’attention à Dieu : la prière est pure, si l’orant se rend attentif à la présence de Dieu.

Pour saint Benoît, la nécessité de rester attentif à Dieu rend difficile le fait de prolonger sa prière privée. Il sait que le moine ne peut pas durer dans l’attitude de prière sans perdre la force d’implorer, et que seul le changement d’activité lui permet de garder la présence de Dieu.

Il indique cependant une possibilité de prolonger l’oraison mais, ici, comme dans le chapitre sur l’oratoire, il ajoute une condition : « que le moine soit touché par l’inspiration de la grâce divine » ; ce simple trait est l’affirmation d’une conviction spirituelle que la prière ne s’adresse pas seulement à Dieu, elle vient de lui.