29 juillet 2025.
Sainte Marthe, Marie et saint Lazare
Lc 10, 38-42
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (cf. Jn 8,12)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »
Marthe et Marie accueillent Jésus chacune à sa façon : Marthe en faisant le service, Marie en se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa Parole. La pointe du récit n’est pas dans l’opposition entre ces deux modes d’activités mais dans l’attention à ce qui demeure, à ce qui ne passe pas…
Aujourd’hui, il ne nous est plus possible d’accueillir Jésus de Nazareth matériellement à notre table, de lui préparer un repas ou une chambre… ce temps est passé, le temps où il marchait sur les routes de Galilée, mais ce qui demeure, ce qui ne nous est pas enlevé, c’est la part de Marie : demeurer aux pieds du Seigneur et écouter sa Parole, l’écouter lui parler comme un ami parle à son ami. Cette part-là ne passera jamais, elle est définitive.
Cette Parole, écoutée et reçue dans la foi, nous donne de vivre en présence du Christ et cette présence seule peut transfigurer notre regard sur le prochain, peut nous donner de reconnaître notre Seigneur sous les traits du pèlerin, de l’hôte et de pouvoir accomplir le service de Marthe dans la paix, c’est à cette condition que désormais il nous est possible de préparer un repas, une chambre pour accueillir le Christ et c’est à cette condition que le prochain se sentira accueilli par son frère comme s’il était le Christ en personne. D’ailleurs, juste avant ce texte saint Luc ne place-t-il pas la parabole du bon samaritain qui accueille l’homme blessé sur le chemin, cet accueil présuppose l’accueil de la Parole.

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