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27 octobre

27 octobre 2025.

Commentaire RB 18, 12-19

12 A Vêpres, tous les jours, on chante quatre psaumes.
13 On commence par le psaume 109, et on va jusqu’au psaume 147.

14 Mais on ne chante pas les psaumes 117 à 127, ni les psaumes 133 et 142. On les garde pour d’autres offices.

15 Tous les autres psaumes, on les dira à Vêpres.

16 Comme il manque trois psaumes, on divise en deux parties ceux qui sont plus longs, c’est-à-dire les psaumes 138, 143 et 144.

17 Le psaume 116 est court, c’est pourquoi on le dit avec le psaume 115.

18 Voilà l’ordre des psaumes pour Vêpres. Le reste, c’est-à-dire la lecture, le répons, l’hymne, le verset et le cantique, on le dira comme nous l’avons réglé plus haut.

19 A Complies, chaque jour, on répète les mêmes psaumes, c’est-à-dire les psaumes 4, 90 et 133.

         Dans quel ordre doit-on dire ces psaumes ?

         La minutie avec laquelle Benoît organise l’office des vêpres, découpant ou groupant les Psaumes, peut nous surprendre. Pourquoi met-il tant de soins à prévoir cette régularité dans la longueur de l’office, chaque jour ?

         « Les vêpres sont chantées chaque jour » Dit St Benoît. Chaque jour ! Certaines communautés nouvelles du Renouveau ont été très sensibles au caractère spontané de la prière : ce n’était vrai que si c’était libre, jaillissant du cœur. Mais nous avons expérimenté aussi combien ces groupes de prière peuvent devenir bavards, bruyants ! Est-ce encore le lieu où Dieu parle ? Où il est écouté ?

         Les anciens ont préféré structurer la prière, lui donner un rythme.  Benoît aime les rythmes réguliers, qui font ressembler la journée, la semaine, l’année du moine, à une sorte de respiration, ou à un cœur qui bat. L’expérience de la prière monastique est cette alternance régulière des offices. Et dans l’office, de la Parole chantée ou écoutée, et des temps de silence, de prière silencieuse.

         C’est le rythme, ce grand battement qui anime chacune de nos journées, et toute l’année liturgique. Il doit devenir la respiration de notre existence. Nous savons que c’est un défi. Car nous sommes confrontés à l’autre rythme trépidant, déréglé, qui nous fait courir parfois, qui nous rend énervés, débordés, impatients. Ce n’est pas uniquement une question de quantité de travail. La prière tient de l’artisanat. Elle est un travail. Notre travail de moine. Rare sont les artistes en ce domaine ! Plus nombreux sont les artisans, les tâcherons, les manœuvres de la prière ! C’est ce chemin là que St Benoît propose à ses moines. Un humble chemin, au jour le jour, office après office, lectio divina après lectio divina. La beauté de ce « chaque jour » de la prière. Passer du temps pour Dieu au temps de Dieu.