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27 juillet

27 juillet 2025.

17ème Dimanche du Temps Ordinaire

Année C

Lc 11, 1-13

Commentaire du Notre Père par sainte Thérèse d’Avila.

Quelle haute perfection dans cette prière évangélique du Notre Père ! Comme elle est vraiment digne d’un si bon Maître ! (…) Je suis ravie de voir que dans si peu de paroles se trouvent renfermées toute la contemplation et la perfection. Nous n’avons pas besoin d’étudier d’autre livre que le livre du Notre Père (…). Cette prière est générale et doit servir à tous, il faut que chacun de nous (…) s’en serve pour exprimer ses besoins personnels et y trouver un motif de consolation.

Dès le jour où notre Maître verra que nous récitons cette prière avec perfection et sans retour sur nous-mêmes, que, de plus, nous sommes fermement résolues à mettre en pratique ce que nous disons, il nous enrichira de ses dons. Dieu aime que nous allions à lui avec franchise, simplicité, clarté, comme aussi que nous ne disions pas une chose quand nous en pensons une autre. Lorsque nous agissons de la sorte, il donne toujours bien au-delà de ce que nous demandons (…).

Ne nous laisse pas entrer en tentation. Le démon peut nous causer, malgré nous, de graves problèmes, lorsqu’il nous fait croire que nous avons des vertus, alors que nous ne les possédons pas vraiment. C’est là une vraie peste (…).

Quel remède avons-nous, contre cette tentation ? Le meilleur semble être celui que notre Maître nous enseigne. Il nous dit de prier et de supplier le Père éternel de ne pas permettre que nous succombions à la tentation.

Mais je veux vous en donner un autre. S’il vous semble que le Seigneur vous a déjà donné une vertu, considérons-la comme un bien reçu, et qu’il peut nous reprendre, ainsi que cela arrive souvent (…).

Si nous servons Dieu en toute humilité, il nous prêtera son secours dans nos besoins ; toutefois si cette vertu de l’humilité n’est pas très enracinée en nous, le Seigneur nous délaissera à chaque pas, comme on dit ; et ce sera là encore une très grande faveur ; car il nous montrera par là qu’il veut que nous travaillions à l’acquisition de la vertu de l’humilité et que nous comprenions bien que nous ne possédons rien, si ce n’est ce que nous recevons de sa main.

THÉRÈSE DE JÉSUS (Sainte), Œuvres complètes, Seuil, 1948, p. 778.784-785.