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23 juillet

23 juillet 2025.

Commentaire RB 4, 62

62 Le douzième échelon de l’humilité pour un moine, c’est non seulement d’être humble dans son cœur, mais encore de le montrer à tout moment dans son attitude devant ceux qui le voient vivre.

Je garde un souvenir du F. Martin d’En Calcat qui était un homme plein d’humour et très intelligent. Un jour, un frère était auprès de lui et disait au P. Martin qu’il était plein de qualités ! Et le P. Martin avait répondu cette phrase de Jésus dans l’évangile : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ».

Cette réponse m’avait à la fois amusé et édifié. Il avait trouvé une belle parade pour ne pas être appelé saint.

Nos jugements humains sur les autres, qu’ils soient en leur faveur ou en leur défaveur, sont toujours en-deçà de la réalité. Quand on parle de la sainteté d’un autre, de quoi parle-ton ? On dit sûrement plus de soi-même qui est édifié, éclairé, conforté par la vie, les attitudes, ou les paroles d’une personne que de la personne en elle-même.

Qui peut connaître en effet la sainteté d’un autre, sinon Dieu seul qui nous communique la sienne.

Nous apprécions les perfections visibles, mais Dieu reconnait les mouvements profonds du cœur, sous les bonnes comme sous les moins bonnes apparences.

Les figures des saints qui jalonnent l’histoire de l’Église nous redisent dans leur grande variété de caractère, de profils sociaux et de charismes, que la sainteté n’est pas réductible à nos schémas humains.

Le Dieu unique désire communiquer ses dons spirituels à chacun de nous dans son unicité, lui qui est infiniment Amour n‘est pas avare, ni en manque d’imagination.

Quel est notre chemin de sainteté à chacun ? Il est le fruit de l’œuvre de l’Esprit Saint et de notre réponse. L’Esprit Saint n’a de cesse de venir nous transmettre en profondeur la vie divine. L’éteignons-nous ou le laissons nous faire son œuvre ?

Vivons-nous comme si nous étions les seuls maitres à bord ou bien sommes-nous tout à l’écoute de la Parole de Dieu, de l’Abbé, du frère ? La sainteté n’est-elle pas là dans la disponibilité de plus en plus libre et profonde au souffle de Dieu qui nous fait vivre de sa vie ?