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Trépas de notre Père S. Benoît

21 Mars 2026.

La Pâque de gloire de l’an 547

Du Cardinal Ildefonse Schuster (20ème siècle)

Si la mort du Patriarche des moines eut vraiment lieu le 21 mars 547, ce jour-là était le Jeudi Saint. Selon l’usage, Benoît voulut que le dernier acte de sa vie apostolique fût une fonction liturgique : l’Eucharistie (…).

Les bras en croix, la communion, les psaumes et les prières furent le dernier adieu du Maître aux disciples et aux néophytes qu’il avait engendrés au Christ.

Pour saint Benoît, la solennité pascale était toujours marquée par quelque événement important… La pâque de l’an 547 sera pour l’Apôtre du Mont Cassin la Pâque de l’éternité. Après avoir communié, le célébrant s’approcha du mourant et lui donna le Corps du Seigneur ; puis, selon le rite, le baiser de paix ; le diacre approcha ensuite de ses lèvres le calice du Précieux Sang et reçut de lui, à son tour, le baiser de paix. Durant la prière d’action de grâces, le Patriarche se leva, étendit les bras pour s’unir à la prière commune. Les frères le soutenaient et priaient avec lui.

Enfin le diacre annonça que le Saint Sacrifice était terminé et que l’assemblée pouvait se disperser. Alors saint Benoît leva les yeux et les mains vers le ciel, en murmurant encore la supplication : Seigneur, reçois-moi selon ta parole, et je vivrais, ne fais pas honte à mon attente ! et il rendit l’esprit.

Comme il l’avait écrit dans sa Règle : Que le disciple attende la sainte Pâque avec l’allégresse d’un désir tout spirituel. Pour Benoît, la Pâque de gloire, la vraie Pâque, entièrement sainte, était arrivée… Les disciples eux-mêmes en contemplèrent quelques rayons ; deux d’entre eux ont déclaré : Il leur sembla contempler une voie triomphale, toute éclatante de flambeaux, ornée de tapis. Un personnage vénérable leur dit alors : Sachez que c’est la voie par laquelle Benoît, le Bien-Aimé du Seigneur, monte en ce moment au ciel !