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Lundi de la 3ème semaine de l’Avent

15 décembre 2025.

Années paires

Is 30, 18-26

Mardi de la 3ème Semaine de l’Avent

Années Paires

Is 30, 27-33 ; 31, 4-9

Accueillir Jésus

De la Lettre aux Fraternités du Père René Voillaume (20ème siècle)

         Il est temps de nous réveiller de notre torpeur spirituelle, afin d’être prêts à recevoir dans la joie de l’âme les cadeaux que Dieu a dessein de nous donner à l’occasion de la prochaine célébration de la naissance de son fils parmi nous, cadeaux qui seront un accroissement de foi, de charité, d’espérance. Mais Dieu ne saurait nous faire aucun don si notre cœur n’est pas ouvert, si nos mains ne sont pas tendues pour le recevoir. Il doit donc y avoir accord entre la disposition de Dieu et notre aptitude à l’accueillir. Bien sûr, nous nous sentirons faibles et impuissants, inattentifs et légers ; nous sommes indignes de toute grâce de vie divine dont la moindre parcelle dépasse la portée du plus généreux de nos efforts. Cependant, nous ne pouvons pas nous permettre de rester passifs ; il dépend de nous qu’au jour de sa Nativité, Jésus visite notre cœur ou ne le visite pas. (…)

     La charité immense du cœur de Dieu qui pour nous atteindre, n’a pas trouvé de chemin plus direct que de s’incarner dans un tout petit enfant sans défense, plus faible humainement que nous. Il n’y a en cet enfant qu’un seul amour qui embrasse son Père et toute créature humaine. Dans la mesure où Jésus déverse en nous quelques gouttes de son propre amour, notre cœur est mis en demeure d’aimer comme le sien. Cette attitude de cœur et d’esprit que nous savons nécessaire pour approcher de l’enfant-Dieu et pour le recevoir en nous est certainement celle que nous devons avoir dans nos rapports avec nos frères.

      Nous serons capables d’accueillir Dieu en nous sans illusions, dans la mesure même où nous aurons fait effort pour accueillir notre frère. Je dis bien « faire effort » et non « réussir », car nos rapports avec Dieu et nos rapports avec nos frères diffèrent en ceci : Dieu n’a pas besoin d’expression extérieure pour lire nos bonnes dispositions dans notre cœur, tandis que nos frères ne peuvent deviner les sentiments, cependant sincères et généreux, que par maladresse, timidité ou inattention, nous n’aurons pas su exprimer.

Lettres aux fraternités. Tome III, p. 36 & s.