5 août 2025.
Mardi de la 18ème Semaine du Temps Ordinaire (C)
Mt 14, 22-36
Alléluia. Alléluia.
Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël !
Alléluia. (Jn 1, 49b)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus avait nourri la foule dans le désert.
Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive,
pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées,
il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues,
car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer,
les disciples furent bouleversés.
Ils dirent :
« C’est un fantôme. »
Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
Jésus lui dit :
« Viens ! »
Pierre descendit de la barque
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
et lui dit :
« Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque,
le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
ils firent avertir toute la région,
et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement
toucher la frange de son manteau,
et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.
L’Évangile de ce jou
r, communément désigné par le titre de « Marche de Jésus sur les eaux » s’apparente à celui de la tempête apaisée (Mt 8, 23-27).
Dans les deux textes, il s’agit de traverser le lac de Tibériade, c’est-à-dire de « passer » d’Israël chez les païens, de s’ouvrir aux autres. Démarche toujours humainement difficile que de sortir de soi pour s’ouvrir aux autres et qui déclenche souvent des tempêtes en nous !
Dans les deux textes, il y a une menace de mort, de noyade : traverser la mer dans les Saintes Écritures, n’est-ce pas passer de la mort à la vie ? Le baptême chrétien qui fait de nous les membres du Corps du Christ, ses frères et son peuple, n’est-il pas la mise en œuvre symbolique de ce passage de la mort à la vie ?
Dans les deux textes, à la peur de l’homme, Jésus oppose la foi en Lui qui libère de toute peur.
Traverser le lac, c’est donc aller d’Israël chez les païens, aller d’Israël au pays des Géraséniens… là-bas, saint Luc nous le dit, les gens sont abîmés : ils ne portent pas d’habits, habitent les tombeaux et sont donc impurs. Ils vocifèrent au lieu de parler … un homme est attaché signe d’une humanité en régression vers l’animalité, de plus on trouve là des porcs. Ce décor est celui du paganisme où Jésus a voulu se rendre (c’est d’ailleurs la première et la seule fois de l’Évangile).
« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » dit Jésus à Pierre. Si Pierre avait eu la foi dans la barque, elle lui aurait inspiré que rien ne peut empêcher Jésus d’aller chez les païens, aucune puissance ne peut couper Jésus de l’autre rive. Loi, le premier n’a-ti-il pas marché sur l’eau ? Pourquoi Pierre a-t-il peut alors que Jésus est auprès de lui ? Rien ne peut empêcher Jésus de venir auprès des ‘abîmés’ et la foi c’est cela !

13 septembre