29 septembre 2025.
Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Jn 1, 47-51
Les Noms des anges.
D’une Homélie de saint Grégoire le Grand.
Il faut savoir que le nom d’anges désigne leur fonction, et non leur nature. Car ces esprits bienheureux de la patrie céleste sont bien toujours des esprits, mais on ne peut les appeler toujours des anges, parce qu’ils ne sont des anges que lorsqu’ils portent un message.
On appelle anges ceux qui portent les messages moins importants, et archanges, ceux qui annoncent les plus grands événements.
C’est pourquoi l’archange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie, et non pas un ange quelconque : pour ce ministère, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang annoncer le plus haut de tous les événements (…).
Lorsque les anges viennent vers nous pour exercer un ministère, c’est alors qu’ils reçoivent chez nous des noms tirés de leur fonction. C’est ainsi que Michel veut dire : Qui est comme Dieu ? Gabriel veut dire : Force de Dieu et Raphaël veut dire : Dieu guérit.
Chaque fois qu’il est besoin d’un déploiement de force extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de faire. L’antique ennemi a désiré par orgueil être semblable à Dieu (…). Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel (…).
A la Vierge Marie, c’est Gabriel qui est envoyé, dont le nom signifie force de Dieu : ne venait-il pas annoncer celui qui voulut se manifester dans une humble condition pour triompher des puissances du mal ? C’est donc par la force de Dieu qu’il devait être annoncé, celui qui venait comme le Dieu des armées et le vaillant des combats.
Raphaël, comme nous l’avons dit se traduit par : Dieu guérit. En effet, il délivra des ténèbres les yeux de Tobie lorsqu’il les toucha pour remplir l’office de médecin. Celui qui fut envoyé pour soigner est bien digne d’être appelé : Dieu guérit.
In Livre des Jours, p. 1605-1606.
