11 octobre 2026.
Années Paires
Si 10, 6-18
Sacrement de vie nouvelle
D’un Sermon de saint Augustin (5ème siècle)
La Passion du Seigneur et sa Résurrection nous montrent deux vies : l’une que nous supportons, l’autre que nous désirons. (…) Il nous a montré en effet combien il nous aimait et il a voulu que nous croyions qu’il nous donnera ses propres biens, lui qui a voulu partager avec nous nos maux. Nous sommes nés, et il est né. Nous devons mourir et il est mort. Voilà deux termes que nous connaissons bien en cette vie : le commencement et la fin, la naissance et la mort. En naissant, nous commençons nos peines ; en mourant, nous émigrons vers l’inconnu. (…)
Notre Seigneur est donc venu d’un autre pays dans ce pays, du pays de la vie dans le pays de la mort, du pays du bonheur dans le pays de la peine. Il est venu en nous apportant ses biens, et il a souffert patiemment nos maux. Ses biens, il nous les apportait en cachette ; nos maux, il les supportait à la vue de tous. L’homme apparaissait, Dieu restait caché. La faiblesse apparaissait, la majesté restait cachée. La chair apparaissait, le Verbe se cachait. (…)
Mais voici que le Seigneur Christ est ressuscité le troisième jour. Bien-aimés, considérons la résurrection du Christ. Comme sa Passion fut le signe de notre vie ancienne, ainsi sa Résurrection est le sacrement de la vie nouvelle. C’est pourquoi l’Apôtre dit : « Nous avons été ensevelis avec le Christ par le baptême dans sa mort, pour que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle ». Tu as cru, tu es baptisé : elle est morte ta vie ancienne, tuée sur la croix, ensevelie dans le baptême. Ta vieille vie où tu as fait le mal, est ensevelie, la nouvelle ressuscite. Vis bien, vis pour vivre, vis pour qu’une fois mort, tu ne meures plus.
