22ème dimanche du T.O

30 août 2026.

Années Paires

Tm 5, 3-25 

Dans la lumière divine

D’une méditation de saint Grégoire Palamas (14ème siècle)

Comment les sens corporels saisiront-ils une lumière qui n’est pas proprement sensible ? Par la puissance de l’Esprit qui peut tout, par la puissance qui permit aux Apôtres de la voir, eux aussi, sur le Thabor, alors qu’elle jaillissait non seulement de la chair qui porte en elle le Fils, mais aussi de la nuée qui porte en elle le Père du Christ…

Puisque cette Transfiguration du Seigneur sur le Thabor fut un prélude de l’apparition visible de Dieu dans la gloire encore à venir, puisque les Apôtres furent jugés dignes de la contempler par les yeux de leur corps, pourquoi ceux qui ont le cœur purifié ne contempleraient-ils pas dès maintenant, avec les yeux de leur âme, le prélude et les arrhes de son apparition selon l’Esprit ?

Par ailleurs, le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir sa Personne divine à notre nature, (…) mais par la communion à son saint Corps, (…), il s’unit aux personnes humaines elles-mêmes, se confondant lui-même avec chacun des fidèles. Il devient alors un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière. Dès lors, comment n’illuminerait-il pas les âmes de ceux qui communient dignement au rayonnement divin de son corps qui est en nous, les faisant resplendir comme il illumina les corps mêmes des disciples, sur le Thabor ?

Défense des saints hésychastes, I, 3538.