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10 décembre

10 décembre 2025.

Mercredi de la 2ème Semaine de l’Avent

« Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

Alléluia, Alléluia. Il viendra, le Seigneur, pour sauver son peuple. Heureux ceux qui seront prêts à partir à sa rencontre ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Le chapitre 11 dont fait partie ce passage de l’Évangile est introduit par un verset qui situe le contexte : il s’en alla enseigner et prêcher dans les villes.

Nous avons là, l’écho de la prédication de Jésus, de l’enseignement du « Rabbi » plein de sagesse, mais aussi de sa vie qui captivait les gens et drainait des foules derrière lui.

Du temps de Jésus, il était courant d’employer la métaphore (l’image) du fardeau et du joug pour désigner l’enseignement d’un rabbi ou, plus précisément les lignes de conduites et l’art de vivre que le maître apprenait à ses disciples ou qu’il leur imposait par sa parole et ses pratiques comme un fardeau, un joug sur leur nuque. Plus loin, dans le même Évangile, Jésus dit à propos des pharisiens : ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt (Mt 23,4).

Dans cette perspective les hommes qui peinent et sont surchargés, sont surtout ceux dont les maîtres ne sont pas doux et humbles de cœur comme Jésus, et sont donc les « victimes » de mauvais maîtres.

Lorsque Jésus nous dit ici : « venez à moi vous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous soulagerai » ne veut pas dire qu’il nous enlève, fût-ce par des bonnes paroles, les choses difficiles sous lesquelles nous peinons, mais qu’il nous enseigne le vrai et le bon joug à assumer pour obtenir le bonheur que son amour désire pour nous.

Oui, il nous indique le chemin de ce bonheur, fût-il difficile ; il nous indique la porte de ce bonheur, fût- elle étroite. « Venez à moi » ne supprime pas la croix, mais nous met à la suite du Christ et par là nous permet de porter la croix.