8 novembre 2025.
Biographie de saint Ernest[1]
Saint Ernest est né vers 1100, à Steisslingen (prononcer Steslinghen), en Allemagne, dans une famille de nobles. Ernest était très pieux.
Une fois ses études achevées, il décida d’embrasser la Règle de saint Benoît et de devenir moine. Ses qualités naturelles firent que les moines de l’abbaye de Zwiefalten (prononcer Zvifalten), le choisirent comme Père Abbé. Il dirigea le monastère de près de deux-cent soixante religieux de 1141 à 1146.
Il avait à cœur de diriger justement, avec vigueur et bonté ce monastère et d’y faire appliquer la discipline monastique bénédictine.
Saint Bernard vint à Vézelay, en 1146, chargé par le Pape Eugène III d’annoncer la seconde croisade. Le roi de France Louis VII, la reine, plusieurs évêques, grands du royaume, chevaliers et gens du peuple décidèrent de prendre part à la reconquête de la Terre Sainte. Le roi fixa le départ en 1147.
Saint Bernard continua son périple et arriva en Allemagne et prononça son même discours qui convainc aussitôt l’empereur Conrad III. Saint Ernest était ému de voir tous ces hommes prêts à partir loin de chez eux pour défendre le Seigneur.
Alors, lorsque le pape Eugène III demanda à Ernest de se joindre à la croisade pour prêcher le catholicisme, le saint abbé fût comblé de joie.
Il serait un croisé pacifique, chargé d’évangéliser les sarrazins de Palestine. Ernest renonça à ses fonctions d’abbé, remit au moine Berthold la conduite du monastère, et partit.
Pendant le long voyage jusqu’en Terre Sainte, Ernest et plus de huit mille hommes furent séparés du reste des troupes de l’empereur Conrad III. Alors qu’ils se reposaient, après de longs jours de marche, le camp fût encerclé de musulmans.
Beaucoup de captifs furent égorgés ou succombèrent à leurs blessures ou de mauvais traitements. Saint Ernest fut choisi par l’émir pour être un cadeau à son roi et il fût épargné.
Une fois arrivés à La Mecque, le roi le reçut avec les autres prisonniers et leur proposa de les libérer et de les couvrir de richesses, s’ils se convertissaient à l’Islam.
Saint Ernest mit en garde ses compagnons, leur demandant de ne pas céder et de mourir en martyr pour Jésus Christ.
L’audace du saint abbé attisa la fureur des musulmans. Ces derniers lui firent subir les pires tortures, pendant de nombreux jours. Saint Ernest rendit son âme à Dieu, après avoir été courageux face à ses bourreaux, le 7 novembre 1148.
Huit autres prisonniers moururent le même jour pour leur foi.
[1] https://hozana.org/saints/saint-ernest
