8 août 2026.
L’exemple de son existence
Par le pape Benoît VI (21ème siècle)
Son successeur à la tête de l’Ordre, le bienheureux Jourdain de Saxe, offre un portrait complet de saint Dominique dans le texte d’une célèbre prière : « Enflammé par le zèle de Dieu et par l’ardeur surnaturelle, par ta charité sans fin et la ferveur de ton esprit véhément, tu t’es consacré tout entier par le vœu de la pauvreté perpétuelle à l’observance apostolique et à la prédication évangélique ». C’est précisément ce trait fondamental du témoignage de Dominique qui est souligné : il parlait toujours avec Dieu et de Dieu…. Il se distingua immédiatement par son intérêt pour l’étude de l’Ecriture Sainte et par son amour envers les pauvres, au point de vendre ses livres, qui à l’époque représentaient un bien d’une grande valeur, pour venir en aide, grâce à l’argent qu’il en tira, aux victimes d’une famine.
Ordonné prêtre, il fut élu chanoine du chapitre de la cathédrale de son diocèse d’origine, Osma. Même si cette nomination pouvait représenter pour lui un motif de prestige dans l’Eglise et dans la société, il ne l’interpréta pas comme un privilège personnel, ni comme le début d’une brillante carrière ecclésiastique, mais comme un service à rendre avec dévouement et humilité… L’évêque d’Osma, qui se nommait Diego, un véritable pasteur zélé, remarqua très tôt les qualités spirituelles de Dominique, et voulut bénéficier de sa collaboration. Ils allèrent ensemble en Europe du nord, pour accomplir des missions diplomatiques qui leur avaient été confiées par le roi de Castille. En voyageant, Dominique se rendit compte de deux immenses défis pour l’Eglise de son temps : l’existence de peuples pas encore évangélisés, aux frontières nord du continent européen et le déchirement religieux qui affaiblissait la vie chrétienne dans le sud de la France…
Ce fut le Pape, auprès duquel l’évêque Diego et Dominique se rendirent pour lui demander conseil, qui demanda à ce dernier de se consacrer à prêcher aux Albigeois… Les Albigeois privilégiaient la vie pauvre et austère, – dans ce sens, ils étaient également exemplaires – et ils critiquaient la richesse du clergé de l’époque. Dominique accepta avec enthousiasme cette mission, qu’il réalisa précisément à travers l’exemple de son existence pauvre et austère, à travers la prédication de l’Evangile et les débats publics. Il consacra le reste de sa vie à cette mission de prêcher la Bonne Nouvelle.
