4 décembre 2025.
Années Paires
Is 16,1-5 ; 17,4-8
Les deux avènements du Christ
D’une Homélie de saint Jean Chrysostome
Lors de son premier avènement, Dieu est venu sans aucun éclat, inconnu du plus grand nombre, prolongeant de longues années le mystère de sa vie cachée. Lorsqu’il descendit de la montagne de la Transfiguration, Jésus dit à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. Il venait alors, tel un berger, chercher sa brebis égarée, et pour s’emparer de l’animal indocile, il lui fallait demeurer caché. Comme un médecin qui se garde bien d’effrayer son malade dès le premier abord, de même le Sauveur évite de se faire connaître dès le commencement de sa mission : il ne le fait qu’insensiblement et peu à peu.
Le Prophète avait prédit cet avènement sans éclat en ces termes : « Il descendra comme la pluie sur une toison, et comme l’eau qui coule goutte à goutte sur la terre ». Il n’a pas déchiré le firmament pour venir sur les nuées, mais il est venu en silence dans le sein d’une Vierge, porté neuf mois par elle. Il est né dans une crèche, comme le fils d’un humble artisan. Encore dans de vulgaires langes, il est en butte aux complots, obligé de fuir en Égypte avec sa mère. À la mort du prince qui avait commis de si grands crimes, il revient. Il va de-ci, de-là, comme un homme ordinaire ; son vêtement est simple, sa table plus frugale encore. Il marche sans relâche au point d’en être fatigué.
Mais tel ne sera pas son second avènement. Il viendra avec tant d’éclat que point ne sera besoin d’annoncer sa venue : « Comme l’éclair qui part de l’Occident apparaît en Orient, ainsi sera la venue du Fils de l’homme ». Ce sera le temps du jugement et de la sentence prononcée. Aussi le Seigneur ne paraîtra-t-il pas comme un médecin, mais comme un juge. Daniel a vu son trône, le fleuve qui roule ses eaux au pied du tribunal et cet appareil tout de feu : le char et les roues… »Un feu marchera devant lui, et autour de lui mugira une violente bourrasque ».
Toutes ces comparaisons ont pour objet de nous faire saisir la souveraine immutabilité de Dieu, l’éclatante lumière qui l’environne et sa nature inaccessible.
Homélie sur le Psaume 49
