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Samedi de la 15ème Semaine du Temps Ordinaire

Mt 12, 14-21

Alléluia. Alléluia. 
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :     
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia.     (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
    Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
    Mais il leur défendit vivement    
de parler de lui.
    Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
    Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
    Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
    Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
    Les nations mettront en son nom leur espérance.

Ces versets sont essentiels. Ils permettent de requalifier la qualité du Christ et Fils de l’Homme non plus sous les traits d’un personnage fort, puissant, et bras vengeur du Seigneur qu’évoque le livre de Daniel (Dn 7).

Bien au contraire, ce messie « doux et humble de cœur » endosse la figure du serviteur de Dieu que chante Isaïe (Is 42) et vient éclairer le mystère du Christ et de sa mort sur la croix.

L’envoyé de Dieu, ce bien-aimé, est avant tout un être bien-aimant, bienveillant envers les hommes pour accomplir le jugement de Dieu selon son Esprit donné. 

Ce serviteur isaïen est plus connu sous le nom de « serviteur souffrant ». Celui que les hommes vont rejeter, blâmer, mépriser jusqu’à le conduire à la mort. Il est, dans le livre d’Isaïe, celui que Dieu a choisi pour sauver son peuple, et qu’il veut relever à la face de tous.

Dans la foi chrétienne, ce serviteur souffrant annonce l’inattendu d’un Messie crucifié et ressuscité.