6 novembre 2025.
Années impaires
Jr 31, 15-22.27-34
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Peuple messianique
Extrait de texte du Concile Vatican II
À toute époque, à la vérité, et en toute nation, Dieu a tenu pour agréable quiconque le craint et pratique la justice. Cependant, le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu, au contraire, en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté. C’est pourquoi, il s’est choisi Israël pour être son peuple avec qui il a fait alliance et qu’il a progressivement instruit, se manifestant lui-même et son dessein dans l’histoire de ce peuple et se l’attachant dans la sainteté. Tout cela, cependant, n’était que pour préparer et figurer l’Alliance nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ, et la révélation plus totale qui serait apportée par le Verbe de Dieu lui-même fait chair. « Voici venir des jours, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une Alliance nouvelle. Je mettrai ma loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple. Tous me connaîtront du plus petit jusqu’au plus grand », dit le Seigneur.
Le Christ a institué cette Alliance nouvelle : c’est la Nouvelle Alliance en son sang. Il appelle la foule des hommes, juifs et gentils, pour former un tout, non selon la chair, mais dans l’Esprit, et devenir le nouveau peuple de Dieu. Ceux en effet qui croient au Christ sont renés, non d’un germe corruptible, mais du germe incorruptible qui est la Parole du Dieu vivant, non de la chair, mais de l’eau et de l’Esprit Saint. (…)
Ce peuple messianique a pour chef le Christ « livré pour nos péchés, ressuscité pour notre justification », possesseur désormais du « Nom qui est au-dessus de tout nom », et glorieusement régnant dans les cieux. La condition de ce peuple, c’est la dignité et la liberté des fils de Dieu, dans le cœur de qui habite l’Esprit Saint, comme dans un temple. La loi, c’est le commandement nouveau d’aimer comme le Christ lui-même nous a aimés. Sa destinée enfin, c’est le Royaume de Dieu inauguré sur la terre par Dieu même qui doit se dilater encore plus loin, jusqu’à ce que, à la fin des siècles, il reçoive enfin de Dieu son achèvement, lorsque le Christ, notre vie, sera apparu et que « la création elle-même sera affranchie de l’esclavage de la corruption pour connaître la glorieuse liberté des enfants de Dieu ».Lumen Gentium, 2, 9.
