Méditations 6ème Semaine du Temps Pascal - Evangile du jour




Méditations 6ème Semaine du Temps Pascal - Evangile du jour

6èmeSemaine du Temps pascal - Méditations sur l’Evangile du jour

 

6ème dimanche de Pâques – Année A.

Ac 8,5-8.14-17; 1P 3,15-18; Jn 14,15-21

Cet Évangile s’adresse à un petit groupe de disciples que Jésus considère comme ses amis. Il y exprime son amour pour eux, mais il demande aussi d’être aimé en retour : "Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements". 

Il dit "mes commandements", or dans l’Évangile de Jean, il n’y a qu’un seul commandement donné par Jésus lui-même, en Jn 13,34-35 : 

« Aimez-vous les uns les autres. 

Comme je vous ai aimés, vous devez vous aussi vous aimer les uns les autres ».

Les commandements dont il nous parle aujourd’hui en utilisant le pluriel, découlent de son amour. Réfléchissons à ce rapport entre l’amour et les exigences de l’amour, entre l’amour et la loi.

Nous établissons trop facilement une opposition entre les deux, entre la loi et l’amour. Pour Jésus, cette opposition n’existe pas. L’obéissance aux commandements est une expression d’amour et crée une communion d’amour : "Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui". 

Si nous considérons que le fait d’obéir aux commandements de Dieu ou à quelque ordre que ce soit, est une violation de notre liberté, une intrusion dans notre vie privée, nous allons nous révolter pour protéger notre autonomie et nous aurons raison.

Mais ce n’est pas là le sens de l’obéissance à laquelle Jésus convoque ses disciples. L’obéissance pour Lui est un acte d’amour. En effet, tout comme penser est l’activité de l’esprit, vouloir est celle du cœur ; par conséquent, vouloir la même chose qu’une autre personne… que j’aime, c’est-à-dire avoir la même volonté, le même désir, le même projet qu’elle, est un acte d’amour. 

Vouloir ce que veut le Christ lorsque je découvre sa volonté dans la prière ou dans la lecture de l’Écriture, voilà ce qui retentit comme un commandement. 

Pareillement, vouloir ce que veut le Christ pour mon frère malade, désemparé, angoissé, voilà ce qui retentit aussi comme un commandement qui oblige à revêtir le tablier du service.

L’amour d’un être cher oblige toujours. L’amour du Christ est un amour qui oblige. Cet amour est une communion des cœurs qui n’est pas pure passivité. Cet amour est une obéissance à Dieu et au frère, elle exige autant de créativité chez celui qui obéit que chez celui qui commande ou qui élabore la loi.

Cela est très simple et pourtant tout le monde ne le comprend pas, ce message que Jésus nous délivre ce matin, nous avons besoin de l’Esprit Saint pour comprendre que c’est naturel, que c’est juste, que c’est vrai ; notre propre vie, nos propres expériences ne sont pas suffisantes pour le comprendre.

L’Esprit Saint, Jean dit de lui qu’il est l’Esprit de Vérité… Jésus est la Vérité ; l’Esprit Saint, Il est l’Esprit de Jésus-Vérité, il est l’Esprit de Jésus. C’est lui qui place l’homme devant la vérité du Christ, par le prochain, par un livre, par une rencontre et cette rencontre avec la Vérité fait éclater mon petit monde clos et m’ouvre à quelque chose de plus grand. C’est la Vérité du Christ qui permet l’amour en faisant éclater l’univers subjectif de l’homme.

Les Actes des Apôtres nous apportent en plus quelque lumière sur la façon dont les premiers Chrétiens ont compris et vécu cette réalité d’une façon à la fois libre et créatrice. Jésus leur avait prescrit de prêcher son message à toutes les nations. Ils le firent en premier lieu à Jérusalem, et tout d’abord aux Juifs ; puis aux Juifs de la diaspora et ensuite aux Samaritains, qui étaient considérés par les Juifs comme des hérétiques et pire que des païens. Les débuts de cette prédication aux Samaritains, qui nous sont racontés dans la première lecture d’aujourd’hui, furent l’initiative d’un simple diacre, nullement mandaté pour cela, mais dont la mission fut cependant confirmée par la suite, par Pierre. 

Tout cela vaut tout autant pour la vie à deux dans le mariage que pour la vie paroissiale, que pour la vie en commun dans une communauté monastique. Lorsque nous faisons profession comme moine, nous choisissons une forme déterminée de vie chrétienne. Cette forme de vie implique un type de spiritualité, des formes de prière ainsi qu’une organisation concrète de la vie quotidienne et l’exercice de diverses responsabilités au sein du groupe. Tout cela nous est normalement expliqué au cours des premières années de notre vie au monastère. Lorsqu’au moment de la profession on nous demande si c’est cela que nous voulons vivre, et que nous répondons "oui", nous faisons un acte d’amour. Nous décidons de vouloir les mêmes choses que ceux qui ont fait cette même profession avant nous et qui forment déjà cette communauté à laquelle nous nous agrégeons. À partir de ce moment, notre respect constant de cette forme de vie que nous avons choisie est une communion constante de cœurs entre nous et nos frères. Tout acte fait par respect pour cette forme de vie -- tout acte d’obéissance à la Règle commune que nous avons choisie comme Règle de vie -- est un acte d’amour. Et puisque nous croyons que la Règle est l’explicitation pour nous des commandements du Seigneur – autrement notre profession n’aurait pas de signification chrétienne – nous pouvons compter sur les paroles de Jésus qui nous a dit: "... mon Père vous aimera; je vous aimerai. Nous viendrons et nous ferons chez vous notre demeure."

 

6ème dimanche de Pâques.

Année A.

Jn 14,15-21.

Le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez

 D’un sermon de saint Augustin

          Le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez.

Nous aime-t-il donc parce que nous l’aimons ou bien l’aimons-nous parce qu’il nous aime ? C’est l’évangéliste lui-même qui nous donne la réponse dans son épître : Nous l’aimons dit-il, parce qu’il nous a aimés le premier.

         Voilà d’où vient que nous l’aimons : c’est que nous sommes aimés. 

C’est un don de Dieu d’aimer Dieu. Lui-même nous permet de l’aimer, lui qui nous a aimés alors que nous ne l’aimions pas .

          Nous avons été aimés alors que nous étions  loin d’être aimable, afin qu’il y ait en nous quelque chose d’aimable. Le père et le fils nous ont donné l’amour  pour les aimer .

L’Esprit du Père et du Fils a répandu l’amour en nos cœurs et par cet Esprit nous aimons le Père et le Fils et cet Esprit nous l’aimons avec le Père et le Fils.

        Dieu est donc l’auteur de cet amour saint par lequel nous l’aimons et il a vu que cela était bon. C’est pourquoi il a aimé ce qu’il a fait . Mais il n’aurait pas fait en nous ce qu’il aimait s’il ne nous avait aimés avant de le faire . 

In Lectionnaire pour les dimanches et pour les fêtes, p. 226.

 

Lundi 6 ème  semaine de Pâques 

Jn 15,26-16,4.

 D'une médiation de saint Cyprien

         Vous devez le  savoir et en être bien persuadés : la persécution est suspendu sur nos têtes. Le jour vient… Tous nous devons nous tenir prêts pour le combat , ne pensez qu’à la gloire de la vie éternelle et à la couronne de la confession…

        Les soldats du Christ doivent se préparer avec un robuste courage, considérant que chaque jour ils boivent le calice du sang du Seigneur pour être capables, à leur tour, de verser leur sang pour le Christ .  (…)

      Le Seigneur a voulu que nous nous réjouissons dans la persécution , que nous soyons dans

l’allégresse, car c’est au temps de la persécution que l’on reçoit la couronne de la foi, c’est alors que les soldats du Christ font leurs preuves, alors que les cieux s’ouvrent aux martyrs . Nous ne sommes pas engagés dans la milice pour la paix , pour refuser le service et nous y dérober , quand le Seigneur lui-même l’a accepté, marchant devant nous comme un maître en humilité, patience et souffrance . 

     Ce qu’il a enseigné , il a commencé par le faire ; il nous a exhortés à souffrir , mais auparavant il a lui-même souffert pour nous . (…)

Qu’il serait grave pour un serviteur portant le nom de chrétien de ne pas vouloir souffrir , quand son Seigneur, le premier, a souffert ; quelle lâcheté de na pas consentir à mourir pour nos péchés alors que lui ; qui n’en avait jamais commis, a souffert pour nous !

     Le fils de Dieu a souffert pour faire de nous des fils de Dieu , et le fils de l’homme ne voudrait pas mourir pour demeurer fils de Dieu ! Si nous sommes en butte à la haine du monde, le Christ l’a éprouvée avant nous ; si nous souffrons ici-bas des outrages, l’exil, les tourments, le Créateur et Maître du monde a souffert un traitement bien pire encore.

Il nous en avertit : « Si le monde vous hait, souvenez-vous qu’il m’a haï avant vous ».

 

In Lectionnaire d’En Calcat, 1973, Commun des Martyrs – IV.

Mardi 6èmesemaine de Pâques

Jn 16,5-11

La prière de Jésus

Par le Pèlerin russe

 

Je me mis à fréquenter les églises, j’entendis des sermons sur la prière ; mais j’eus beau en écouter, jamais je n’y appris comment prier sans cesse. 

La prière de Jésus intérieure et constante est l’invocation continuelle et ininterrompue du Nom de Jésus, par les lèvres, le cœur, l’intelligence, dans le sentiment de sa présence en tout lieu, en tout temps. Elle s’exprime par ces mots : Seigneur, Jésus Christ, aie pitié de moi. 

Le starets lui expliqua tout avec des exemples .                                                                                          

Cette méditation ne requiert ni sueur, ni peine, ne porte aucun obstacle à l’exercice d’un métier. Pour invoquer Dieu, il n’est besoin ni d’une préparation extraordinaire à la prière, ni d’un local spécial : en effet, il n’est absent de nulle part ; impossible qu’il ne soit pas en nous, car, à ceux qui le cherchent il adhère plus intimement que leur cœur même (…).

           La prière de Jésus est à la portée des adorateurs les plus humbles, et pourtant elle introduit aux mystères les plus profonds … 

Elle s’adapte à toutes les circonstances de temps et de lieu : les travaux des champs, de l’usine, du ménage sont compatibles avec elle.

           Qu’est-ce qu’un cœur charitable ?

C’est un cœur qui brûle d’amour pour la création entière, pour les hommes pour les oiseaux, 

pour les bêtes, pour toutes les créatures.

           C’est pourquoi un tel homme ne cesse de prier…

Jésus, Fils de Dieu, Sauveur , aie pitié de moi, pécheur .

Jésus, Fils de Dieu, Sauveur , aie pitié de moi, pécheur .

Jésus, Fils de Dieu, Sauveur , aie pitié de moi, pécheur .

Jésus…

Jésus…

In Lectionnaire pour le Temps pascal, p. 76ss.

 

Mercredi 6ème  semaine de Pâques.

Jn 16,12-15.

Je crois sans comprendre

Du Traité de saint Hilaire sur La Trinité

 

            Dans les choses de l’esprit , je connais mes limites.

Ton Fils me l’a rappelé : Ne t’étonne pas si j’ai dit : Il vous faut naître d’en haut. L’Esprit souffle où il veut, tu entends sa voix ; mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va . Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit.

            Je crois à ma nouvelle naissance, sans la comprendre ; je tiens fermement ce que j’ignore.

Je renais dans l’Esprit, sans le comprendre, et cela par la grâce de la nouvelle naissance.

L’Esprit n’a pas de frontière, il parle quand il le veut, il dit ce qu’il  veut, et là où il veut.

Nous ignorons la raison de sa venue et de son départ, tout en ayant conscience qu’il nous assiste.

Jean nous dit que tout a été  fait par le Fils qui est avec toi, ô Dieu, Verbe de Dieu dès le commencement .

Paul énumère tout ce qui a été créé  en lui au ciel et sur la terre…  Tout ce qui a été créé dans et par le Christ.

            Mais pour ce qui est de l’Esprit Saint, Paul se contente de déclarer : Il est ton Esprit . 

Et moi, je ne dirai pas autre chose !

In Lectionnaire de Tournay,le mercredi 18 mai 1977.

 

 

Solennité de l’Ascension

Ac 1, 1-11; Ep 1, 17-23 ; Mt 28, 16-20

 

Déjà au matin du Troisième jour, le jour de la Résurrection, un ange, par l’intermédiaire des femmes venues au sépulcre, renvoyait les disciples à leur Galilée, c’est-à-dire, à leurs occupations habituelles.  C’est là que Jésus les rencontrerait.  Dans le récit de l’Ascension donné par Luc au début des Actes des Apôtres, les anges qui apparaissent aux Apôtres leur donnent le même message : « Galiléens, pourquoi, restez-vous à regarder le ciel ? ». Ils sont de nouveau renvoyés à leur vie de tous les jours.    

La mort de Jésus avait été pour les disciples et particulièrement pour les Apôtres une profonde tragédie. Cette  tragédie avait affecté non seulement Jésus lui-même, mais les affectait profondément eux aussi.  Il n’est pas facile de se rendre compte de ce que cet échec – apparent – représentait pour eux.  Ils avaient mis toute leur foi, tous leurs espoirs en ce jeune prophète.  Pour le suivre ils avaient tout abandonné – non seulement les quelques possessions matérielles qu’ils pouvaient avoir, mais leur famille, leur métier, et surtout leurs autres rêves.  Ils avaient tout misé sur lui et voici que tout s’écroulait.  Il me semble que la phrase qui nous transmet le mieux ce que pouvait être leur attitude est celle des disciples d’Emmaüs : « Nous pensions que c’était lui qui devait libérer Israël… et voilà que… ».

Les nombreuses apparitions de Jésus durant les semaines qui suivirent sa mort et sa Résurrection furent comme un temps de transition qui leur fut donné.  Un temps pour faire le deuil de toutes leurs attentes humaines.  Jésus, en admirable pédagogue, les habituait graduellement à son absence. Mais il devait y avoir une dernière apparition. Le début des Actes des Apôtres montre bien que cette dernière apparition de Jésus, fut la fin de cette période de deuil (non pas le deuil du Christ mais le deuil de leurs attentes trop humaines) et le début d’une période nouvelle.  Le début de l’Église.  

Des quatre Évangélistes, Luc est d’ailleurs le seul à mentionner une ascension, c’est-à-dire, un mouvement physique par lequel le Christ est enlevé à la présence et à la vue des Apôtres. Les autres Évangélistes mentionnent simplement qu’il y eut, après la Résurrection, une apparition de Jésus à ses disciples qui fut la dernière. (Le récit de l’Ascension en Marc est une addition faite plus tard à son Évangile et empruntée à Luc). 

Le texte de Matthieu que nous venons de lire nous rapporte les paroles de Jésus lors de sa dernière apparition : Il affirme d’abord à ses disciples que « tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ».  À première vue il est surprenant d’entendre Jésus parler ainsi de « pouvoir », alors que durant toute sa vie terrestre il a refusé le pouvoir et a surtout refusé de l’exercer.  Mais le paradoxe évangélique est précisément que c’est celui qui s’abaisse qui est élevé.  Comme le dira si bien le bel hymne christologique repris par saint Paul dans sa lettre aux Philippiens : « Il s’est anéanti, il s’est fait obéissant jusqu’à la mort… c’est pourquoiDieu l’a exalté et lui a donné le nom de Kyrios, de Seigneur », le nom de Dieu.  Il a donc pleine autorité sur ses disciples et il les envoie, tout comme le Père l’avait envoyé. « Allez donc ».  

Leur mission est « de faire des disciples de toutes les nations, les baptisant et leur apprenant à garder tous les commandements qu’Il leur avait donnés ».  Comment feront-ils cela. Essentiellement en étant ses témoinsà travers leur vie.  C’est ce que nous avons entendu dans le texte des Actes : « Vous serez mes témoinsà Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »

 Où trouveront-ils la force de remplir cette mission ? Dans la simple promesse que leur fait Jésus : « Je suis (non pas « je serai », mais « je suis ») avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » 

Cette mission transmise aux disciples est aussi la nôtre.  Quelle que soit notre vocation particulière au sein de l’Église – que nous soyons personne mariée, moine, religieux, laïc, prêtre, peu importe – nous sommes tous appelés à être les témoins du Christ ressuscité à travers notre vie chrétienne.  Demandons donc au Seigneur au cours de cette Eucharistie, d’être toujours fidèles à cette mission, forts de la certitude qu’il esttoujours avec nous – présent dans notre monde, dans notre Église et en chacun de nos cœurs.

 

 

Ascension 

3èmeNocturne

La solennité de l’Ascension

D’un Sermon de saint Epiphane.

 

La parure du corps, c’est la tête. La parure des fêtes, c’est celle que nous célébrons aujourd’hui. Nous fêtons l’Ascension selon la chair de notre Seigneur Jésus-Christ (…). 

La première des fêtes, selon leur ordre, est la naissance admirable du Christ selon la chair. Qui ne voit de quelles louanges, de quelle admiration doit être entourée la descente vers nous du Grand Dieu, sa descente, mais bien plus sa bienveillance ! Qui donc ne saurait admirer que le Seigneur de toutes choses ait pris la forme de l’esclave ?

Après la naissance vient la Théophanie ou Epiphanie qui ouvre nos yeux sur le mystère du Christ. Mais cette fête elle-même ne met pas son comble à notre joie : le corps mortel du Christ n’a pas encore revêtu l’immortalité par la glorieuse résurrection. 

La troisième des fêtes est donc la Résurrection qui suit de près la Passion salutaire. Cette fête donne la vie à ceux qui, par le baptême, ont été illuminés par le sang du Christ. Par elle, le monde qui s’était écroulé est relevé, par elle, Adam tombé reçoit en partage la vie éternelle.

Mais la joie n’est pas encore parfaite : il y a encore Pentecôte où l’Esprit Saint, dans l’allégresse, est donné aux Apôtres.

Mais la plus grande des fêtes, celle devant laquelle tout discours n’est qu’un balbutiement, c’est l’Ascension, torrent de délices et comble de la joie.

Aujourd’hui, le Christ ouvre la porte des cieux ruisselants de lumière. Venez donc contempler ce conducteur qui traverse les cieux des cieux (…). 

Ce bon pasteur qui avait laissé sur les montagnes les quatre-vingt-dix-neuf brebis, c’est-à-dire les anges, pour venir chercher la brebis perdue, la ramène aujourd’hui sur ses épaules et s’écrie : 

Père, j’ai trouvé la brebis que le serpent avait induite en erreur. Sur les chemins de son errance, je l’ai vue salie par la boue du péché, je l’ai saisie par la main de ma divinité, je l’ai relevée à la hâte poussé par l’amour de mon cœur, je l’ai lavée dans le Jourdain, parfumée de l’onction de mon Esprit. Maintenant, ressuscité, me voici, j’offre à ta divinité ce don digne de toi, la brebis retrouvée.

In Lectionnaire pour les dimanches et fêtes, p. 230-231.

 

 

Vendredi 6ème semaine de Pâques.

Jn 16,20-23

 

Prière du Bienheureux Jean XXIII pour l’Eglise

 

Saint Esprit Conseiller, achève en nous l’œuvre commencée par Jésus-Christ.

Rends intense et continuelle la prière que nous faisons au nom du monde entier.

Accélère en chacun de nous l’achèvement d’une profonde vie intérieure.

Donne l’élan à notre apostolat qui veut atteindre tous les hommes tous rachetés par le sang du Christ , tous associés à son héritage . 

         Etouffe en nous la suffisance naturelle et élève-nous jusqu’au niveau de l’humilité sainte, de la vraie crainte de Dieu, du courage généreux. Que nulle attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation .

       Que nul intérêt ne puisse, par lâcheté de notre part étouffer les exigences de la justice.

Que des calculs ne réduisent pas aux étroitesses de nos égoïsmes les espaces infinis  de la charité.

Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude au sacrifice, jusqu’à la mort .

         Que tout, enfin, réponde à la prière suprême que le Fils adressait au Père, et à cette Grâce qui doit se répandre de ta personne, ô Saint Esprit d’Amour, sur l’Eglise, sur chaque âme  et sur tous les peuples !   

In Lectionnaire de Tournay, 20 mai 1977.

 

 

Samedi de la 6èmeSemaine de Pâques

Jn16, 23b-28

 

« Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom. 

Demandez et vous recevrez ; ainsi vous serez comblés de joie. »

 

Du Catéchisme sur la prière de saint Jean-Marie Vianney

 

Voyez, mes enfants : le trésor d'un chrétien n'est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor. 

L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l'homme sur la terre. La prière n'est pas autre chose qu'une union avec Dieu. 

Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. 

C'est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C'est un bonheur qu'on ne peut pas comprendre. Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. 

Notre prière est un encens qu'il reçoit avec un extrême plaisir. Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.

 

Catéchisme sur la prière (in L'esprit du curé d'Ars dans ses catéchismes, d'A. Monnin, 1906, 105-108; cf Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976; 4 août)

 


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