Panorama de l'actualité du samedi 12 janvier 2019 (suite)




De nombreuses interrogations après un putsch raté

Article paru sur le site de voaafriquedu 8 janvier

 

Qui a poussé de jeunes militaires au soulèvement lundi au Gabon ? Etait-ce un acte isolé spontané ou une manipulation sur fond de guerre de clans ? La genèse du coup d'Etat raté à Libreville, dans un pays privé de président depuis plus de deux mois, reste mystérieuse.

 

En visite mardi à la Radio-télévision gabonaise (RTG), où l'appel au soulèvement a été lancé lundi à l'aube, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a parlé d'un "acte isolé".

            Tandis qu'une source à la présidence a évoqué à titre personnel "un acte d'illuminés", tout en appelant à "attendre les premiers résultats d'enquête" et "ne pas spéculer".

            Mardi, au lendemain de la tentative de putsch, le gouvernement a annoncé l'ouverture d'une enquête, après que les militaires arrêtés ont été mis à la disposition de la justice. Le procureur ne s'était pas exprimé mercredi.

            Au-delà des réactions officielles, dans les rues de Libreville, où l'activité a repris dès mardi comme si rien ne s'était passé, certains ne veulent pas croire à l'action spontanée.

            "Peut-être y a-t-il des hauts gradés derrière cette tentative qui ont abandonné les militaires quand les autorités ont encerclé la radio?", s'interroge un Librevillois sous couvert d'anonymat.

            "Quels sont les ressorts cachés de cette entreprise? Qui en sont les véritables commanditaires et quelle est l'étendue des complicités? A qui profite cette situation?", s'interrogeait dès mardi en conférence de presse Alexandre-Barro Chambrier, un des leaders de l'opposition. 

Au Gabon, où les intrigues et magouilles financières entre politiciens remplissent régulièrement les pages de la presse, les accusations de "manipulations politiques" reviennent à chaque événement.

            Et en l'absence du président Ali Bongo Ondimba, en convalescence au Maroc et absent du pays depuis deux mois et demi, les commentaires sur les tensions internes au pouvoir et présumées velléités d'influence de chacun font jaser.

            Il y est notamment question de tensions entre clans, autour d'un côté du directeur de cabinet du président, Brice Laccruche Alihanga, et de l'autre autour du chef des services de renseignement et demi-frère d'Ali, Frédéric Bongo.

            La présidence reconnait des "débats" mais aucune "opposition frontale". "Ces débats peuvent être vifs parce que l'enjeu est important. Il peut y avoir des propositions concurrentes, c'est normal", indique la source à la présidence.

            "Le contexte gabonais fait que des partisans des uns et des autres peuvent interpréter ce qu'il se passe" mais, ajoute cette source, "tout le premier cercle autour du président est ici avec lui".

 

Pour le journaliste Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique, les jeunes militaires ont tenté un "putsch de témoignage". "C'est un putsch qui appelle la société civile à bouger et à s'élever en pensant que le moment est arrivé", a-t-il réagi lundi soir à la télévision France 24. 

Membre de la Garde républicaine (GR), le chef du commando putschiste, Kelly Ondo Obiang, a déclaré vouloir lancer une "opération dignité" pour "sauver la démocratie, préserver l'intégrité du territoire national et la cohésion nationale".

            Dans son appel au soulèvement, le jeune lieutenant a cité plusieurs personnalités de la société civile, de la diaspora, ainsi que des militaires, pour qu'ils rejoignent le mouvement.

Parmi les personnalités citées, celles qui se sont exprimées publiquement ont récusé une quelconque affiliation aux putschistes.

Dans l'opposition, certains voient dans cet événement une conséquence à la "frustration" de l'élection présidentielle controversée de 2016, quand d'autres le lient à l'état de santé du président Bongo.

            Celle-ci est au cœur des débats et les rumeurs de manipulation sont aussi nombreuses, certains parlant de "montage" pour décrire la vidéo de vœux présidentiels de la Saint Sylvestre.

Dans cette première prise de parole publique depuis son hospitalisation le 24 octobre après un accident vasculaire cérébral (AVC), Ali Bongo, 59 ans et dont la famille est au pouvoir depuis 1967, y apparait changé, avec un léger strabisme.

La date de son retour au Gabon n'est pas connue. Un nouveau gouvernement doit être nommé sous peu, après l'élection du nouveau bureau de l'Assemblée nationale, vendredi, indique la présidence.

 

 

 

États-Unis, le « Shutdown » en cinq questions clés

Article de Venantia Petillault paru le 11 janvier dans le Journal Jeune Afrique

                         



Depuis le 22 décembre dernier, les États-Unis sont en situation de « shutdown », un blocage administratif et politique. Vendredi 11 janvier, le pays entre dans son 21e jour de « shutdown », qui pourrait bien être, s’il se poursuit demain, le plus long de l’histoire américaine. Explications sur cette mesure classique aux États-Unis.

 

 

 

► Qu’est-ce que ce blocage signifie ?

« Shutdown » en anglais signifie fermeture, coupure, arrêt. Courante aux États-Unis, cette procédure n’existe pas en France. Selon la Constitution américaine, le Sénat et la Chambre des représentants, qui forment à eux deux le Congrès, doivent chaque année approuver le budget de l’État, dit budget fédéral. Il est ensuite validé et signé par le président. Si aucun accord n’est trouvé entre les trois instances en question, le pays se retrouve sans budget, donc paralysé, ce qui conduit au « shutdown ».

Les États-Unis sont entrés en période de « shutdown »

 

► Quelle est l’origine de ce « shutdown » ?

C’était l’une des promesses emblématiques de sa campagne : Donald Trump est persuadé qu’il ne sera pas réélu en 2020 s’il n’accomplit pas la construction de son mur à la frontière avec le Mexique, censé lutter contre l’immigration illégale. Il réclame, pour ce faire, plus de six milliards de dollars au Congrès. Pour justifier sa construction, le président américain alerte les citoyens sur une potentielle crise humanitaire et sanitaire à la frontière américano-mexicaine. Désormais majoritaires à la Chambre des représentants, les démocrates s’y opposent et dénoncent l’inutilité et le coût exorbitant d’un tel projet. Ce désaccord a donc empêché le mois dernier, l’adoption du budget, paralysant partiellement les administrations fédérales.

 

► Quelles sont les conséquences d’une telle paralysie ?

Sans budget, le gouvernement est dans l’incapacité de payer son administration. 420 000 employés fédéraux (fonctionnaires) dits essentiels (prisons, sécurité des aéroports, militaires, hôpitaux…) sont néanmoins obligés de continuer à travailler sans être payés.

Les autres, quelque 380 000 agents, sont temporairement au chômage technique, ce qui les contraint à trouver un « petit boulot » en attendant.

Cette mesure affecte également le secteur touristique : même s’il est toujours possible de voyager aux États-Unis depuis l’étranger, les parcs nationaux ainsi que les musées fédéraux sont fermés.

L’agence Standard & Poor’s estime le coût du « shutdown » à 1,2 milliard de dollars par semaine.

 

► Combien de temps cela peut-il durer ?

Le « shutdown » ne peut prendre fin que si les élus démocrates et républicains parviennent, après négociations, à enfin trouver un accord sur le budget. Le dilemme est total pour Donald Trump : en cédant aux démocrates, il ne tient pas sa promesse et court le risque de décevoir ses soutiens pour les élections de 2020. Si, au contraire, il résiste, il laisse le « beau rôle » aux démocrates qui sembleront mesurés et acteurs dans le processus d’une sortie du « shutdown », contrairement à lui.

 

► Quels ont été les précédents « shutdown » ?

Mesure classique aux États-Unis, le « shutdown » n’en est pas à son coup d’essai. Depuis 1976, une vingtaine d’épisodes ont eu lieu. Le record historique a été atteint sous Bill Clinton en 1995-1996, il avait duré vingt et un jours. En octobre 2013, Barack Obama avait subi seize jours de blocage pour un coût de 2 à 6 milliards de dollars. Et seulement pour cette année 2018, on compte trois blocages budgétaires. Déjà liée à la question migratoire, la paralysie avait touché le pays pendant trois jours, en janvier 2018, et quelques heures le mois suivant.

 

 

Homélie du pape François du 12 décembre 2018 

pour la fête de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique 

parue le 11 janvier 2019 sur le Journal La Croix

 

 

 « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante… » (Lc 1, 46-48). C’est ainsi que commence le chant du Magnificat et, à travers lui, Marie devient la première « pédagogue de l’Évangile » (1) : elle nous rappelle les promesses faites à nos pères et elle nous invite à chanter la miséricorde du Seigneur.

Marie nous enseigne que, dans l’art de la mission et de l’espérance, on n’a pas besoin de beaucoup de mots ni de programmes, sa méthode est très simple : elle a marché et elle a chanté.

Marie a marché

C’est ainsi que l’Évangile nous la présente après l’annonce de l’Ange. En hâte – mais sans inquiétude – elle a marché vers la maison d’Élisabeth pour l’accompagner dans la dernière étape de sa grossesse ; en hâte, elle marcha vers Jésus quand le vin des noces fut terminé ; et avec les cheveux gris, dus aux années qui avaient passé, elle a marché jusqu’au Golgotha pour se tenir au pied de la croix ; sur ce seuil de ténèbres et de douleur, elle ne se cacha pas et ne s’en alla pas, elle marcha pour être là.

Elle a marché jusqu’à Tepeyac pour accompagner Juan Diego et elle continue de marcher sur ce continent lorsque, grâce à une photo ou une image pieuse, une bougie ou une petite médaille, un chapelet ou un Je vous salue Marie, elle entre dans une maison, dans une cellule de prison, dans la chambre d’un hôpital, dans une maison de repos, dans une école, dans une clinique de réhabilitation… pour dire : « Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta mère ? » (2). Elle connaissait la proximité, plus que quiconque. C’est une femme qui marche avec la délicatesse et la tendresse d’une mère, elle se fait accueillir dans la vie de famille, elle défait tous les nœuds des problèmes que nous réussissons à créer, et elle nous apprend à rester debout au milieu des tempêtes.

À l’école de Marie, nous apprenons à être en marche pour arriver là où nous devons être : aux pieds et parmi tant de vies qui ont perdu l’espérance, ou auxquelles elle a été volée.

À l’école de Marie, nous apprenons à marcher dans le quartier et dans la ville, mais pas avec les chaussures confortables des solutions miracles, des réponses instantanées et des effets immédiats ; pas grâce à des promesses fantastiques d’un pseudo-progrès qui, peu à peu, n’aboutit qu’à usurper les identités culturelles et familiales et à vider nos peuples de ce tissu vital qui les a soutenus, et cela dans l’intention prétentieuse d’établir une pensée unique et uniforme.

À l’école de Marie, nous apprenons à marcher dans la ville et nous nourrissons notre cœur de la richesse multiculturelle qui habite le continent ; lorsque nous sommes capables d’écouter ce cœur caché qui palpite dans nos peuples et qui conserve – comme un petit feu sous des cendres apparentes –, le sens de Dieu et de sa transcendance, le caractère sacré de la vie, le respect de la création, les liens de solidarité, la joie de l’art de bien vivre et la capacité d’être heureux et de faire la fête sans conditions, c’est ainsi que nous réussissons à comprendre ce qu’est l’Amérique profonde (3).

Marie a marché et Marie a chanté

Marie marche en apportant la joie de celui qui chante les merveilles que Dieu a faites avec la petitesse de sa servante. À son passage, en bonne mère, elle suscite le chant en donnant voix aux nombreuses personnes qui, à un moment ou à un autre, sentaient qu’elles ne pouvaient pas chanter. Elle donne la parole à Jean – qui tressaille dans le sein de sa mère –, elle donne la parole à Élisabeth – qui commence à bénir –, au vieux Siméon – et elle le fait prophétiser –, elle enseigne au Verbe à prononcer ses premiers mots.

À l’école de Marie, nous apprenons que sa vie est marquée non pas par son propre protagonisme, mais par sa capacité à faire en sorte que les autres soient les protagonistes. Elle donne du courage, elle enseigne à parler et surtout elle encourage à vivre l’audace de la foi et de l’espérance. De cette manière, elle devient transparence du visage du Seigneur qui montre son pouvoir en invitant et en appelant à participer à la construction de son temple vivant. Elle a fait ainsi avec le petit indien Juan Diego et avec tant d’autres auxquels, les tirant de l’anonymat, elle a donné une voix, a fait connaître leur visage et leur histoire et en a fait les protagonistes de notre histoire de salut. Le Seigneur ne recherche pas les applaudissements égoïstes ou l’admiration mondaine. Sa gloire réside dans le fait de rendre ses enfants protagonistes de la création. Avec le cœur d’une mère, elle cherche à relever et à redonner la dignité à tous ceux qui, pour différentes raisons et circonstances, ont été plongés dans l’abandon et dans l’oubli.

À l’école de Marie, nous apprenons à être des protagonistes qui n’ont pas besoin d’humilier, de maltraiter, de discréditer ou de se moquer des autres pour se sentir utile ou important ; qui ne recourent pas à la violence physique ou psychologique pour se sentir en sécurité ou protégé. C’est le protagonisme de celui qui n’a pas peur de la tendresse et de la caresse et qui sait que son meilleur visage est le service. À son école, nous apprenons à être des protagonistes authentiques, à redonner la dignité à tout ce qui est tombé et à le faire avec la force toute-puissante de l’amour divin, qui est la force irrésistible de sa promesse de miséricorde.

En Marie, le Seigneur dément la tentation de donner un rôle à la force de l’intimidation et du pouvoir, au cri du plus fort, ou de celui qui s’affirme sur la base du mensonge et de la manipulation. Avec Marie, le Seigneur protège les croyants afin que leur cœur ne s’endurcisse pas et qu’ils puissent connaître constamment la force renouvelée et rénovatrice de la solidarité, capable d’écouter le souffle de Dieu dans le cœur des hommes et des femmes de nos peuples.

Marie, « pédagogue de l’Évangile », a marché et a chanté sur notre continent et ainsi, la Vierge de Guadalupe n’est pas seulement connue comme autochtone, espagnole, hispanique ou afro-américaine. Elle est simplement latino-américaine : Mère d’une terre féconde et généreuse dans laquelle nous pouvons tous nous rencontrer, d’une manière ou d’une autre, en jouant un rôle de premier plan dans la construction du Temple saint de la famille de Dieu.

Fils et frère latino-américain, sans peur, chante et marche comme l’a fait ta Mère.

 


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