Panorama de l'actualité du samedi 12 janvier 2019




Panorama de l’actualité du samedi 12 janvier 2019

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Le pape ira finalement en Roumanie

Article de Gauthier Vaillant dans le Journal « La Croix » du 11 janvier

      



La Salle de presse du Saint-Siège a annoncé, vendredi 11 janvier, que le pape François se rendrait en Roumanie du 31 mai au 2 juin.

Déjà longue, la liste des voyages du pape François prévus en 2019 s’allonge encore avec l’annonce, vendredi 11 janvier, d’un voyage en Roumanie du 31 mai au 2 juin.

Selon un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, le pape se rendra à Bucarest, la capitale, ainsi que dans les villes de Iaşi et Blaj, et au sanctuaire marial de Șumuleu Ciuc. Le programme détaillé sera annoncé ultérieurement.

Annoncée par les évêques roumains en marge de leur visite ad liminaà Rome début novembre, ce voyage avait semblé ne plus être à l’ordre du jour lorsqu’un voyage en Bulgarie et en Macédoine début mai avait été annoncé en décembre.

Cinq voyages sont prévus au premier semestre 2019 : après le Panama fin janvier pour les JMJ, le pape se rendra à Abu Dhabi début février, au Maroc fin mars, et en Bulgarie et Macédoine début mai. Le pape a par ailleurs déjà fait part de son désir d’aller au Japon en 2019, et un voyage à Madagascar est également à l’étude.

 

 

Construction de la première église chrétienne en territoire turc depuis 1923

Article de Pierre Sautreuil dans le Journal « La Croix » du 11 janvier

                         



La construction à Istanbul d’une nouvelle église chrétienne sur le territoire de la République de Turquie, la première depuis 1923, débutera à la fin février 2019.

La construction à Istanbul d’une nouvelle église chrétienne sur le territoire de la République de Turquie, la première depuis 1923, débutera à la fin février 2019. Cet édifice de l’Eglise syro-orthodoxe est prévu dans le quartier commercial de Bakirkoy, situé dans la partie européenne d’Istanbul.

Bulent Kerimoglu, maire de Bakirkoy, l’a annoncé le 8 janvier 2019 après une réunion avec Mgr Yusuf Cetin, métropolite de l’Église syriaque orthodoxe en Turquie. Les travaux de construction devraient durer environ deux ans. La nouvelle église se trouvera dans une zone située non loin de l’aéroport international Atatürk et pourra accueillir plus de 700 fidèles.

Actuellement, 25 000 chrétiens syriaques vivent en Turquie, concentrés en majorité dans les faubourgs d’Istanbul, où ils seraient environ 17 000. Nombre d’entre eux résident dans les zones adjacentes proches de la future église.

La construction de la nouvelle église avait déjà été annoncée en 2015 par le premier ministre de l’époque Ahmet Davutoğlu, au cours d’une réunion avec les représentants des minorités religieuses turques non musulmanes. La communauté syro-orthodoxe était alors en pleine croissance en Turquie en raison de l’arrivée de réfugiés provenant de la Syrie en guerre.

Au cours de ces dernières années, les autorités politiques turques ont envoyé divers signaux aux communautés chrétiennes syriaques, au point que certains observateurs et commentateurs ont pu parler de l’existence d’un « plan turc » visant à faire de la Turquie une nouvelle patrie pour les nombreux chrétiens syriaques résidant en Syrie et en Europe. Leurs ancêtres vivaient autrefois en Turquie, avant les massacres de masse des populations chrétiennes de Haute-Mésopotamie à la fin de l’Empire ottoman.

Au cours des premières années du conflit syrien, les autorités turques avaient ainsi notamment préparé à Mydiat – centre séculaire d’une enclave chrétienne syriaque dans le sud-est de la Turquie – un camp de réfugiés réservé aux chrétiens syriaques. Cette installation était en mesure d’accueillir 4 000 personnes, rapporte l’agence d’information vaticane Fides.

 

 

Vers une prochaine béatification de Dom Helder Camara

Article de Claire Lesegretain dans le Journal « La Croix » du 10 janvier

 

La phase diocésaine du procès de béatification de l’ancien archevêque de Recife (Brésil) s’est achevée mi décembre. Le dossier est maintenant aux mains de la Congrégation des causes des saints.

Il aura fallu trois années à Mgr Fernando Saburido, l’archevêque d’Olinda et Recife (État de Pernambouc, dans la région du Nordeste) pour boucler l’enquête diocésaine visant à reconnaître les « vertus héroïques » de l’évêque des pauvre, Dom Helder Camara (1909-1999), qui fut, de 1964 au 1985, à la tête de ce diocèse parmi les plus pauvres du Brésil.

Cette figure de l’Église latino-américaine, considérée comme le fondateur de la théologie de la libération, avait défendu les droits de l’homme et la démocratie pendant la dictature militaire du Brésil – ce qui lui valut de nombreuses menaces de mort. Il avait également défendu activement, au sein du Conseil épiscopal latino-américain (Celam), « l’option préférentielle pour les pauvres ».

 « Dom Helder Camara est un homme qui n’a jamais agi par haine, mais toujours par le dialogue », a affirmé le postulateur de la cause Mgr Jose Alberico, secrétaire général du Congrès eucharistique au Brésil, le 28 novembre 2018, lors d’une émission sur « Radio 9 de Julho », la radio du diocèse de São Paulo.

L’enquête diocésaine étant terminée, ses travaux ont été envoyés à la Congrégation pour les causes des saints (CCS) à Rome. Selon Mgr Alberico, de nombreux documents relatifs au procès de Dom Helder Camara se trouvent déjà au Vatican.

 

Ce n’est qu’après une étude approfondie du dossier par des experts, que le préfet de la CCS pourra proposer au pape de signer le décret sur l’héroïcité des vertus – Dom Helder Camara aurait alors le titre de vénérable.

Pour que le célèbre archevêque de Recife puisse être béatifié, il faudra qu’un miracle soit reconnu par l’Église, après une nouvelle enquête avec l’aide de médecins. Le préfet de la CCS pourra alors proposer au pape de signer le décret de reconnaissance de miracle. Puis, le pape pourrait signer le décret de béatification et fixer la date de celle-ci.

 

Comme ces béatifications ont lieu, depuis 2005, dans le diocèse d’origine, Mgr Alberico a estimé sur « Radio 9 de Julho » que cette béatification pourrait être célébrée pendant le 18e Congrès eucharistique national, prévu du 12 au 15 novembre 2020 à São Lourenço da Mata, à une quinzaine de kilomètres de Recife.

D’ores et déjà, le secrétaire général de Congrès eucharistique 2020 a choisi pour thème « Le pain à toutes les tables », en lien avec le témoignage de Dom Helder qui « était un homme eucharistique, (qui) a vécu dans l’action de grâces et (qui) a fait de l’Eucharistie le centre de sa vie ».

 

 

 

 

Martin Fayulu revendique la victoire en RDC et compte saisir la Cour constitutionnelle

Article de Trésor Kibangula dans le Journal « Jeune Afrique » du 11 janvier 2019

 

Martin Fayulu a fait cette annonce vendredi en milieu d’après-midi, face à une foule de militants rassemblés au siège du Mouvement de libération du Congo (MLC, le mouvement de Jean-Pierre Bemba, soutien de Fayulu) à Kinshasa. « Nous irons demain samedi à la Cour constitutionnelle » pour exiger « le recomptage des voix », a-t-il déclaré.

« Il s’agit d’une requête en révision de la décision de la Commission électorale nationale indépendante », a confirmé à Jeune AfriqueMe Albert Fabrice Puela, député de Matadi et l’un des bras droits de Martin Fayulu. ‪« Notre candidat va attaquer la Ceni devant la Cour constitutionnelle pour irrégularité fragrante et altération de la vérité », a précisé Albert Fabrice Puela qui a participé à la rédaction du dossier de recours.

La coalition Lamuka (Réveille toi, en lingala) revendique par ailleurs la victoire de Martin Fayulu à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier. Selon les chiffres de Lamuka, ce dernier aurait recueilli 61 % des suffrages, contre 18,8 % pour Félix Tshisekedi et 18,8 % pour Emmanuel Ramazani Shadary.

 

Dans la nuit du 9 au 10 janvier, Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle par la Ceni, avec 38,57 % des suffrages exprimés. Des chiffres qui donnent Martin Fayulu en seconde position, avec 34,83 %, devant Emmanuel Ramazani Shadary (23,84%).

Martin Fayulu a par ailleurs appelé ses militants à l’accompagner lors du dépôt de son recours devant la Cour constitutionnelle. Suivant la législation congolaise, les candidats avaient deux jours à partir de la publication des résultats provisoires pour saisir les juges constitutionnels. « Pour se mettre à l’abri, notre requête va être déposée aujourd’hui même – si elle ne l’a pas déjà été, a poursuivi le député Puela. D’autant que la décision de la Ceni date du 9 janvier, mais elle a été publiée le 10 à 3 heures du matin. »

 

 

En RD-Congo, l’Eglise catholique conteste la victoire de Félix Tshisekedi

Article de Lucie Sarr Dans le Journal « La Croix » du 10 janvier

                         



La Conférence épiscopale du Congo (Cenco) s’est exprimée sur les résultats provisoires de l’élection présidentielle, publiés jeudi 10 janvier par la Commission électorale nationale du Congo (Cenco).

La réaction très attendue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) sur la victoire de Félix Tshisekedi consacrée par la Commission électorale nationale du (Céni) ne s’est pas fait attendre ce 10 janvier.

Au cours d’une conférence de presse, le père Donatien Nshole, secrétaire général de l’épiscopat congolais a révélé que les résultats de la Céni « ne correspondent pas »aux données de l’Église. « Nous constatons que les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la Céni ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement », a-t-il affirmé devant les journalistes.

 

Le 3 janvier, lors de la publication de son rapport d’observation, la Cenco avait affirmé qu’elle connaissait le vainqueur de la présidentielle. De nombreux médias avaient ensuite affirmé que le candidat plébiscité par l’Église catholique est Martin Fayulu, une affirmation démentie par le père Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, le 8 janvier.

Cette fois-ci encore, l’Église s’est bien gardée de donner des précisions sur l’identité du candidat qui, selon sa mission d’observation, est arrivé en tête de la présidentielle, indiquant que ce n’est pas son rôle de donner une telle information. Elle a, par ailleurs invité les candidats à « prendre leur responsabilité ». « En cas d’une éventuelle contestation de ces résultats provisoires par une partie, nous l’exhortons à user des moyens de droit conformément à la Constitution et à la loi électorale », a indiqué le père Nshole.

 

Plus tôt dans la journée, l’opposant Fayulu qui conteste la victoire de Félix Tshisekedi, avait sollicité l’arbitrage de l’Église catholique. « Je demande à tous ceux qui ont pris connaissance de la vérité des urnes particulièrement à la Cenco et à l’ECC à travers des observations historiques, de révéler au peuple congolais et au monde entier le nom de la personne qui a réellement incarné le choix de notre peuple », avait-il déclaré devant la presse.

Selon les résultats lus par Corneille Nangaa, le président de la Céni, ce jeudi 10 janvier à une heure du matin, Félix Tshisekedi arrive en tête de l’élection avec 7 051 013 voix, soit 38,57 % des suffrages exprimés. Il est suivi par Martin Fayulu, 6 366 732 voix (34,83 %) et Emmanuel Ramazani Shadary, 4 357 359 voix (23,84 %).

La France et la Belgique, ont mis en doute la fiabilité de ces résultats. « Il semble bien que les résultats proclamés ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là », a déclaré ce 10 janvier le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. L’Union européenne, elle, a déclaré « prendre acte » du résultat en précisant qu’il« doit être conforme au choix fait par les Congolais ».

 

 

En RD-Congo, l’élection de Félix Tshisekedi déjà contestée

Article de Patricia Huon dans le Journal « La Croix » du 10 janvier

                         



Mercredi 9 janvier 2019, le candidat de l’opposition Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en RD-Congo.

Le pouvoir en place a « pris acte » de ce résultat, accueilli avec soulagement par la population de Kinshasa.

L’autre principal opposant, Martin Faylulu, arrivé en deuxième position et donné vainqueur par les évêques congolais, a en revanche dénoncé « une escroquerie ».

 

 

C’est un événement inédit dans l’histoire mouvementée de la République démocratique du Congo (RDC) : très tard dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 janvier, un candidat de l’opposition, Félix Tshisekedi, 55 ans, a été proclamé de façon officielle vainqueur d’une élection présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le scrutin, trois fois reporté depuis 2016, qui s’est finalement tenu dimanche 30 décembre dans le calme, avait pour but de désigner le successeur de Joseph Kabila. Aux commandes du pays depuis 2001, ce dernier avait désigné un autre candidat pour lui succéder, son ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, qui lui aurait permis de continuer à gouverner dans l’ombre.

Tout semblait se dessiner de la sorte. Mais distancé dans les urnes, Emmanuel Ramazani Shadary est arrivé en troisième position, également dépassé par un autre opposant, Martin Faylulu, pointé juste derrière Félix Tshisekedi selon les décomptes de la Céni. Selon cette dernière, qui officialise ce résultat alors que l’ensemble des bulletins de vote n’a pas été comptabilisé, Félix Tshisekedi, obtient 38,57 % des voix, Martin Faylulu suit avec 34,8 %, Emmanuel Ramazani Shadary, pointe à 23,8 %.

 

► Comment interpréter cette annonce déroutante de la Céni ?

Pour Kris Berwouts, expert de l’Afrique centrale, ce résultat n’est « pas une surprise ». Il explique : « il me semble très probable que le pouvoir ait négocié avec le camp de Tshisekedi, sans doute grâce à l’intermédiaire que représente Vital Kamerhe, ex-président de l’Assemblée nationale, et directeur de campagne de Félix Tshisekedi ».

Ces derniers jours, en effet, le futur vainqueur et son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont tendu la main plusieurs fois au président Joseph Kabila. « Bien que nous n’ayons pas d’information précise quant aux accords potentiellement conclus, il est certain que pour les organes institutionnels en place, tels que la Céni, il est plus confortable que la présidence à venir soit proche du pouvoir sortant », abonde Rémi Bazenguissa-Ganga, directeur d’études à l’EHESS et spécialiste de la RDC.

S’adressant au quotidien belge Le Soir, mercredi 9 janvier, Félix Tshisekedi considérait comme « évident que (le président sortant) pourra (it) vivre tranquillement dans son pays » et qu’il n’aurait « rien à craindre » s’il quittait le pouvoir. « Il est clair que les choses ne se sont pas déroulées comme le voulait le président Kabila, qui a dû prendre en compte les nombreuses pressions pesant sur lui,estime pour sa part Jason Stearns, directeur du Groupe d’Étude sur le Congo. Mais ce n’est pas le dernier chapitre dans le drame du processus électoral congolais ».

 

► Quelle est la position de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco) ?

L’Église catholique est très influente au Congo, et sa déclaration était très attendue jeudi 10 janvier, d’autant qu’elle avait affirmé une semaine plus tôt que, sur base des procès-verbaux collectés, elle connaissait le vainqueur de l’élection présidentielle et qu’il fallait que « la vérité des urnes soit respectée »« Nous prenons acte de la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui, pour la première fois dans l’histoire récente de notre pays, ouvre la voie à l’alternance au sommet de l’État », a déclaré, à la mi-journée, l’abbé Donatien Nshole, son porte-parole, en lisant un communiqué. Puis, il a ajouté que « les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la Céni ne correspondent pas aux données collectées par (la) mission d’observation, à partir des bureaux de vote et de dépouillement ».

Le message est clair : pour les évêques, qui disposaient de 40 000 observateurs à travers le pays pour se rendre dans la plupart des 90 000 bureaux de vote, le candidat déclaré vainqueur n’est pas celui qui a remporté le scrutin dans les urnes. Ils ont cependant appelé au calme, demandant que les recours légaux soient privilégiés.

 

► Comment les Congolais réagissent-ils à ce résultat ?

Leur plus grande crainte était que la Céni tente un passage en force, au profit du candidat de la majorité présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary. Avec le risque de voir le pays plonger dans le chaos. L’opposition qui accède à la magistrature suprême, après 18 ans sous la présidence de Joseph Kabila, les Congolais osaient à peine l’espérer. « Moi, je n’ai pas voté pour Tshisekedi, mais je suis content,dit Enoch Makendu, un juriste, sorti pour participer à la liesse. Il ne faut plus de divisions, il faut qu’il sache qu’il a le peuple derrière lui, pour que les choses puissent enfin changer ».

« Depuis 1960, nous n’avons jamais connu une passation tranquille du pouvoir. Cela s’est toujours fait dans la violence. Là, c’est la victoire de la démocratie », s’exclamait jeudi matin, à l’aube, un homme croisé dans le quartier populaire de Lingwala, à Kinshasa. Au bord d’un boulevard, il se réjouit alors que des klaxons, sifflets et bruits de casseroles retentissent dans les rues de la capitale congolaise.

Pas d’explosion de joie généralisée, pour autant. En fin de matinée, jeudi 10 janvier, la vie et les galères quotidiennes avaient repris leur cours normal pour les Kinois. Sans doute parce que cette annonce suscite aussi de nombreuses interrogations sur les suites à venir.

 

► Que va faire Martin Fayulu, le grand battu ?

Rencontré jeudi 10 janvier après-midi à Kinshasa, Martin Fayulu, candidat malheureux à l’élection présidentielle, est fatigué. Il n’a pas dormi de la nuit. Mais l’amertume issue du sentiment de s’être fait « voler »l’élection le tient éveillé, combatif. « Par la nomination de Monsieur Tshisekedi, la Céni a matérialisé la volonté de Monsieur Kabila. Cela ne vient pas des urnes, c’est une décision politique. Il y a eu un accord, et des concessions accordées », nous dit-il.

« Ces résultats n’ont rien à voir avec la vérité des urnes » lâchait-il, le matin même, avant de qualifier les élections de « vilaine escroquerie de M. Nangaa et de son camp politique », en référence à Corneille Nangaa, le président de la Céni.

Comme les autres candidats, il dispose de huit jours après l’annonce pour déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Il ne l’exclut pas. « Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour que le vote des Congolais soit reconnu », nous dit-il.

Selon les résultats officiels, Félix Tshisekedi devance Martin Fayulu d’un peu moins de 700 000 voix. Or, les villes de Béni et Butembo à l’est, supposées acquises à Martin Fayulu, ont été exclues du scrutin pour des raisons « sécuritaires et sanitaires », selon la Céni. Elles comptent environ 1,2 million d’électeurs enregistrés.

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Les réactions de la Communauté internationale

• Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé à une contestation pacifique des résultats proclamant Felix Tshisekedi vainqueur de l’élection présidentielle.

• Le président sud-africain Cyril Ramaphosa « prend note des résultats provisoires »et « appelle la Céni à conclure rapidement le processus pour garantir la crédibilité de l’élection et maintenir la paix et la stabilité », a indiqué la présidence dans un communiqué.

• Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé toutes les parties prenantes en République démocratique du Congo à « s’abstenir »d’actes violents après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle.

• La France a estimé que les résultats de l’élection présidentielle en RDC n’étaient « pas conformes »aux attentes et que l’opposant Martin Fayulu en était « a priori »le vainqueur.

 

 

Article du 11 janvier dans le journal « Ivoire Matin »

Le député ivoirien Jacques Ehouo « inculpé » pour détournement après une audition

 

 

Le député ivoirien Jacques Ehouo a été « inculpé » jeudi pour détournement de deniers publics, après une audition à la police économique et financière, et auprès du procureur de la République, en présence de ses avocats.

 

Arrivé à 11h dans les locaux de la direction générale de la police économique et financière au Plateau, le centre des affaires d’Abidjan, M. Ehouo a été entendu jusqu’aux environs de 17 h soit 6h de temps, avant d’être conduit devant le procureur de la République, au Palais de justice.

M. Ehouo, vêtu d’un costume sombre, a été entendu par le procureur de la République, sous une très forte surveillance policière visant à dissuader ses partisans, venus apporter soutien et réconfort à leur mentor, élu au scrutin municipal du 13 octobre 2018 au Plateau. 

            Après une entrevue avec le procureur de la République, à son Cabinet, le député ivoirien a été libéré vers 19h GMT sous des salves d’applaudissements de ses partisans. Il était en compagnie de plusieurs députés et de ses deux avocats, Me Claver Ndry et Messan Tompieu.

            Joint par téléphone, Me Messan Tompieu a fait savoir que le procureur de la République a ouvert une information judiciaire. Et ce, après qu’il a été « inculpé pour faux et usage de faux, de terrorisme et de blanchiment d’argent ».

            L’affaire a été confiée à un juge d’instruction, a-t-il indiqué, soutenant qu’il n’y a « pas d’éléments qu’il a détourné 5 milliards de Fcfa » par l’entre mise de la Société Neg Com, qui a reçu mandat de recouvrer les taxes publicitaires du Plateau, à charge pour elle de reverser la contrepartie financière. 

            Le député ivoirien est actuellement « poursuivi pour faux et usage de faux et détournement», a ajouté Me Messan Tompieu qui dit attendre que le juge d’instruction fasse les enquêtes afférentes. Pour cet avocat de M. Ehouo, il s’agit d’une « cabale ».

            Cette poursuite intervient après une plainte contre X (personne inconnue) datée du 11 décembre 2018 et postée sur les réseaux sociaux par le Cabinet d’avocats Bazie-Koyo-Assa portant faux et usage de faux pour le compte de la mairie du Plateau. Elle fait état d’un détournement de 5,142 milliards Fcfa. 

            Candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), ex-allié au pouvoir, pour l’élection municipale au Plateau, Jacques Ehouo n’a pas encore été installée avec son Conseil. Le mandat de l’ancien conseil, arrivé à expiration, a été remplacé par une délégation spéciale présidée par le préfet d’Abidjan.

 

 

Article paru sur le site « Eburni News »

Une enquête inédite sur le bilan de la réconciliation nationale publiée par l’APDH

  

Le 10 janvier prochain, une ONG ivoirienne, l’A.P.D.H, Actions pour la Protection des Droits de l’Homme, publie un rapport intitulé : Côte d’Ivoire : réconciliation nationale, où en sommes-nous ? Une enquête inédite, qui confirme que le processus de réconciliation nationale est en panne, malgré les initiatives des autorités ivoiriennes.

 

C’est une première ! Depuis le lancement, en 2011, du processus de réconciliation nationale, initié dès son premier mandat par le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, jamais une évaluation chiffrée n’avait en effet été conduite sur cette question. Cette lacune vient d’être comblée par l’A.P.D.H, Actions pour la Protection des Droits de l’Homme, en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung, une fondation politique allemande proche de la CDU, l’Union chrétienne démocrate.

            A tous ceux qui tirent la sonnette d’alarme depuis longtemps, à ceux qui pensent que ce processus est moribond, cette étude, que nous nous sommes procurés, apporte une confirmation. Intitulée Côte d’Ivoire : réconciliation nationale, où en sommes-nous ?, cette enquête de terrain a été menée dans treize villes et treize villages, représentant les cinq grandes régions ivoiriennes. Et d’après les résultats de ce travail qui a duré dix-huit mois, le critère d’appréciation qui arrive en tête des préoccupations des populations, c’est la volonté politique d’aller à la réconciliation.

Et pour 41% des personnes interrogées, cette volonté est faible, voire inexistante. Ainsi, les initiatives politiques et institutionnelles du président Alassane Ouattara sont jugées peu efficaces. C’est en particulier le cas pour la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, à laquelle a succédé la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes, et dont les actions et les résultats n’ont pas convaincu.

 

Le refus des autorités ivoiriennes de réformer la commission électorale indépendante, malgré les demandes réitérées d’une partie de la société civile et de la classe politique, fait aussi planer des suspicions sur leur volonté d’aller à la réconciliation. L’établissement de la vérité et le pardon, constituent la deuxième préoccupation des populations. A 68%, celles-ci soutiennent que les causes de la crise n’ont pas été suffisamment mises en lumière.           

« […] Malgré la mise en place de structures par l’Etat, peut-on lire dans cette étude, notamment la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, remplacée plus tard par la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes, et même l’existence d’un ministère chargé de promouvoir les idéaux de pardon et de réconciliation, ces différentes instances semblent n’avoir pas été à la hauteur des attentes de reconnaissance du tort subi et de contrition de la part des bourreaux. »

            Au total, ce sont sept critères qui ont ainsi été passés au crible, et notés sur vingt. En moyenne, les notes varient entre six et sept sur vingt. Autrement dit, le processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire est aujourd’hui perçu comme insuffisant. Et pour les responsables de l’A.P.D.H, l’ordonnance portant amnistie de 800 détenus poursuivis pour des crimes en lien avec la crise post-électorale de 2010-2011, signée en août dernier par le président Alassane Dramane Ouattara n’y change rien.

            L’enquête de l’A.P.D.H a en effet été menée avant cette amnistie. Son président, Arsène Nene Bi estime que « la question de l’amnistie que l’on peut rattacher au critère de la justice nationale et internationale, n’est pas en réalité une question prioritaire pour les Ivoiriens. Ce que veulent les Ivoiriens, c’est de savoir la vérité, c’est-à-dire les causes véritables de la crise, ainsi que les responsabilités des uns et des autres. Les Ivoiriens veulent ensuite que l’autorité de l’Etat soit totale et respectée sur l’ensemble du territoire, et que leur sécurité soit assurée véritablement, au même titre que leurs biens. »

 

Une position que ne partage pas Issiaka Diaby, le président du Collectif des Victimes de Guerre en Côte d’Ivoire. Ce dernier estime qu’à travers cette ordonnance, le président Alassane Dramane Ouattara a violé le droit à la justice des victimes de la crise ivoirienne. Mais plus globalement, Issiaka Diaby considère que la société civile ivoirienne dans son ensemble, y compris l’A.P.D.H, porte une part de responsabilité importante dans l’échec de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Le président du Collectif des Victimes de Guerre en Côte d’Ivoire pense que la société civile ivoirienne n’a pas assez soutenu les victimes, et ne s’est pas suffisamment impliquée dans le travail des instances telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation.

            




 

«La Côte d’Ivoire a un problème de paix»

Interview d’Assoa Adou (du FPI) par la radio RFI

 

Dans quelques jours les magistrats de la CPI doivent se réunir pour statuer sur le sort de Laurent Gbagbo et décider s’ils lui accordent ou non la liberté conditionnelle. Pendant ce temps en Côte d’Ivoire, son parti le FPI se remet de la mort début novembre d’un autre de ses fondateurs, Aboudramane Sangaré. Certains observateurs décèlent même des rivalités internes dangereuses pour l’avenir de ce parti déjà déchiré. Comment se porte le FPI ? Quelle est sa stratégie ? Que fera Laurent Gbagbo s’il devait rentrer au pays à la faveur d’un possible acquittement à La Haye ? Le secrétaire général du FPI Assoa Adou répond aux questions de RFI.

 

RFI : On attend toujours la décision de la Cour pénale internationale concernant la remise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. Vous êtes toujours confiant ?

Assoa Adou :Plus que jamais confiant. Parce que, vous voyez, c’est quelqu’un qui est accusé des crimes les plus abominables de la terre – comme je dis toujours de « tous les pêchers d’Israël» – on envoie, contre lui, 82 témoins en charge, on envoie, contre lui, des images montées de toutes pièces et à la fin de l’audition de ces 82 témoins, les juges eux-mêmes ont jugé que ce n’était plus la peine que les avocats de monsieur Laurent Gbagbo présentent des témoins. Ce qu’ils ont entendu est suffisant. Donc ils demandent à ses avocats de demander tout simplement, un non-lieu. Donc nous ne pouvons qu’être dans une position de satisfaction d’attente de son retour. Toute autre décision contraire, je dirais à ce moment-là que c’est du domaine purement politique. Ce n’est plus de la justice.

 

RFI : Beaucoup d’observateurs de la vie politique ivoirienne décrivent maintenant un FPI à trois têtes. Laurent Gbagbo et vous, Simon Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan. Qu’est-ce que vous leur répondez ? Comment se porte le FPI aujourd’hui ?

Assoa Adou :Nous ne pouvons pas empêcher les gens de spéculer. C’est de la pure spéculation. Mais la réalité est faite, c’est qu’il n’y a qu’un seul FPI. Le FPI qui a été dirigé par Aboudramane Sangaré. Je ne suis que le secrétaire général. Ce qu’ils oublient, c’est que le congrès de Mama, en son temps, et le congrès de Moossou, l’année dernière, a porté à la tête du parti monsieur Laurent Gbagbo. Et dans les textes du Front populaire ivoirien, le président est élu et le président nomme ses collaborateurs. Ce qu’il a fait. Donc, le parti fonctionne conformément aux textes du parti, après la disparition de Sangaré.

 

RFI : Il n’y a pas de divisions qui se sont aiguisées après la mort d’Aboudramane Sangaré ?

Assoa Adou :Non. Pas plus tard que samedi, nous avons fait un secrétariat général présidé par madame Gbagbo, deuxième vice-présidente du parti.

 

RFI : Est-ce que le FPI est prêt à aller à des discussions en vue de la réforme de la CEI proposée par le président Ouattara ?

Assoa Adou :Nous sommes prêts à aller à toute discussion. Nous le disons, la Côte d’Ivoire a un problème de paix. Le pays a besoin de sérénité. Et c’est cette sérénité-là que nous cherchons. C’est cette sérénité que le président Laurent Gbagbo nous demande de chercher. On a vécu ensemble, ici, sans savoir que celui-ci est du Nord, celui-ci est du Sud… Depuis sept, huit ans, ce poison, ce virus mortel que le RDR qualifie de rattrapage, a mis les Ivoiriens les uns contre les autres. Il faut aplanir cela. Il faut que, si je rencontre un militant du PDCI, un militant du RDR, nous puissions causer, rire, et aller en paix à une compétition. Donc la CEI, c’est important, mais la paix en Côte d’Ivoire est l’élément le plus important. C’est ce que nous cherchons.

 

RFI : Henri Konan Bédié, récemment, dans une interview, expliquait avoir eu l’accord de Laurent Gbagbo pour parler avec le FPI d’une éventuelle plateforme de l’opposition en vue de 2020. Quelle est la position du FPI ?

Assoa Adou :Le FPI, sur recommandation du président Laurent Gbagbo, nous devons discuter avec tous les partis politiques, sans exception. Le PDCI, certainement ses cadres qui veulent aussi peut-être la paix, ont contacté des militants FPI. Mais il n’y a aucun accord entre le président Laurent Gbagbo et le président Bédié.

 

RFI : Mais est-ce qu’il est envisageable une alliance ou une plateforme dans laquelle on trouverait notamment le PDCI et le FPI ?

Assoa Adou :Aujourd’hui, notre ligne est que tous les partis politiques – PDCI, FPI, RDR et les autres – tout le monde se mobilise pour que la paix qui n’a pas été faite, soit faite. C’est cela que nous cherchons. Le reste vient après. Il ne faut pas soigner une plaie sans l’avoir nettoyée. Mettre du sparadrap dessus, quel est le résultat que vous allez avoir ? C’est ce que l’on voit au Plateau, c’est ce que l’on voit à Bassam, c’est ce que l’on voit à Port-Bouët. C’est ce que l’on a eu à Bokoba pour les élections municipales. On finit avec des morts. Il faut en finir avec cela. L’objectif, c’est la paix, pour préparer des élections qui viendront plus tard, dans des conditions de sérénité.

 

RFI : C’est-à-dire que les conditions actuelles ne permettent pas de tenir une élection présidentielle en 2020 ?

Assoa Adou :D’après les informations que nous avons reçues, à Bassam les élections se déroulent. Et dans les bureaux de vote où le candidat qui est opposé à celui que le pouvoir veut, ce candidat dans ce bureau de vote, nous sommes sûrs qu’il va gagner. Un commando avec des gens cagoulés et armés atterrit, prend les urnes, disparaît. Si par hasard, ceux qui étaient là avaient résisté, il serait allé les abattre.

 

RFI : Donc 2020 c’est trop tôt pour résumer ?

Assoa Adou :Pour 2020, les Ivoiriens doivent, dès maintenant, construire la paix dans leur pays.

 

RFI : Que devra faire Laurent Gbagbo s’il rentre dans les semaines ou les mois qui viennent ?

Assoa Adou :Ce qu’il pense faire c’est ce qu’il nous a dit de faire. Faire que l’Ivoirien n’ait pas peur de l’autre. Faire que les Ivoiriens ne se regardent pas en chiens de faïence. Sinon, on ne peut pas construire ce pays ! Nous avons besoin de toutes les intelligences, de toutes les ethnies.

 

RFI : Mais est-ce qu’il est candidat aux prochaines élections pour mener un programme ?

Assoa Adou :Pour nous, ce n’est pas à l’ordre du jour. Ce n’est pas notre priorité actuellement. Une candidature, même de qui que ce soit au FPI, n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Il faut que les partis politiques, les associations, le gouvernement, reconnaissent. Ce n’est pas difficile de reconnaître. Nous avons essayé et nous n’avons pas réussi. Asseyons-nous et voyons comment on va procéder. Nous sommes prêts à dire ce que nous pensons.

 

 

Bombardement Bouaké Côte d’Ivoire: Deux pilotes ivoiriens et un bélarusse renvoyés aux assises de Paris

 

connectionivoirienne.net- 10/01/19

 

Dans l’affaire des neuf militaires français tués dans le bombardement de Bouaké, en Côte d’Ivoire, en 2004, la justice française a renvoyé devant les assises de Paris un ex-mercenaire bélarusse et deux officiers ivoiriens accusés d’avoir participé à ce bombardement.

 

Youri Souchkine, Patrice Oueï et Ange Magloire Gnanduillet Attualy sont soupçonnés d’avoir piloté ou copiloté les avions des forces loyalistes ivoiriennes qui ont bombardé le camp de la force Licorne, le 6 novembre 2004 à Bouaké, tuant neuf militaires français, un civil américain et blessant 38 soldats.

 

L’armée française, déployée à l’époque en interposition en pleine guerre civile, avait riposté en détruisant l’aviation ivoirienne, provoquant une vague de manifestations antifrançaises.

 

L’ex-mercenaire bélarusse et les deux officiers ivoiriens sont visés par un mandat d’arrêt. Dans son ordonnance, la magistrate a retenu la circonstance de la « préméditation » pour ces actes.

 

Cela met un terme officiel à l’instruction, s’est réjoui Jean Balan, avocat de soldats blessés et de familles de militaires décédés.

 

Pendant 14 ans, on n’a pas fait le moindre effort pour arrêter les coupables malgré tous les mandats d’arrêt qui ont été lancés contre eux.

Me Jean Balan, avocat de soldats blessés et de familles de militaires décédés

 

Me Balan se réjouit également que désormais rien n’empêche plus la commission des requêtes de la Cour de justice de la République d’enquêter sur d’éventuelles responsabilités ministérielles. A l’époque, la juge d’instruction avait questionné le rôle du gouvernement français dans certains dysfonctionnements qui avait permis la libération de mercenaires bélarusses ayant servi à l’aéroport d’Abidjan.

 

 

Bientôt trois échangeurs à Abidjan

Article paru le site « Abidjantv » le 10 janvier

 

L’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Hideaki Kuramitsu et le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tahoh ont procédé mardi à Abidjan, à la signature des échanges de notes relatives au projet de construction de trois échangeurs dans la capitale économique ivoirienne et au projet d’aménagement de l’échangeur d’amitié ivoiro-japonaise, phase 2.

 

Le chef de la diplomatie ivoirienne a expliqué que par la signature de cet accord de coopération, les deux parties entérinent solennellement le financement par le Japon de deux importants projets d’aménagements des infrastructures routières dans la ville d’Abidjan. Il s’agit d’une part, le projet d’aménagement de l’échangeur de l’amitié ivoiro-japonaise en cours de réalisation sur le boulevard Valérie Giscard d’Estaing (VGE) et d’autre part, le projet de construction de trois échangeurs sur le boulevard Mitterrand.

            « Le gouvernement ivoirien se félicite de la signature de ces échanges de notes qui portent sur un appui financier du gouvernement japonais, qui porte sur un montant total de 107,035 milliards de FCFA pour doter Abidjan d’infrastructures de qualité », a indiqué Amon-Tanoh, saluantr l’excellence des relations entre les deux pays.

            Pour l’ambassadeur du Japon, le projet de construction de ces échangeurs à trois carrefours du boulevard François Mitterrand, financé à titre de prêt à hauteur de d’environ 80,7 milliards de FCFA, permettra de soulager les congestions sur cet axe routier.

 

« C’est au vu de la fréquentation de ce boulevard que nous prévoyons d’utiliser la méthode de construction accélérée des échangeurs qui consiste à pré fabriquer en partie en usine les pièces en acier des ponts, et les assembler sur le chantier », a-t-il expliqué.

M. Kuramitsu a ajouté que la phase 2 du projet d’aménagement de l’échangeur de l’amitié ivoiro-japonaise est financée à titre de don pour un montant d’environ 25 milliards de FCFA. « Pour cette deuxième phase, il s’agira d’ajouter un troisième passage supplémentaire en hauteur dans le sens de Marcory-Treichville en cours de réalisation au carrefour Solibra », a-t-il indiqué.

Il a assuré que les travaux une fois terminés, les embouteillages entre l’aéroport et le Plateau seront considérablement atténués.

 

 

Côte d'Ivoire : «Privatisation» de 82 entreprises dont la CNCE, 

Air Côte d'Ivoire, BNI et CI Energie

Article paru sur le site « Koaci » du 10 janvier

 

82 entreprises dont 28 sociétés d’Etat et 54 à participations financières publiques seront « privatisées » dans les prochains jours.

            Une communication a été prise aujourd’hui en conseil des ministres dans ce sens et elle est relative aux propositions portant sur les principes de prise de participations publiques dans les entreprises.

Dans le cadre de la mise en œuvre des politiques de maîtrise renforcé de la gestion budgétaire, le conseil a décidé de réviser les modalités de prises de participations de l’Etat ainsi que les niveaux de participation de l’Etat dans le capital de certaines entreprises.

Ainsi le conseil a retenu le principe de la limitation à une participation minoritaire de l’Etat dans les entreprises.

En prenant appui sur ce principe, il sera procédé à un redimensionnement du portefeuille étatique au nombre de 82 entreprises avec de nouvelles propositions de cessions de l’Etat dans les entités sélectionnées suivant des critères appropriés.

Des sociétés ne pouvant faire l’objet de désengagement conformément au principe défini seront sujettes à un suivi rapproché sur la base de la généralisation des contrats de performance et sur la base de la mise en place et en œuvre de dispositifs d’anticipation et de gestion des risques.

Au nombre des 28 sociétés d’Etat, figurent, la CNCE, CI. Energie, la BNI, Petroci et 54 entreprises sont à participations financières publiques comprenant 12 sociétés à participation financière majoritaire.

Il s’agit entre autres de Air Côte d’Ivoire, de la Sicogi.

            Comme l’a mentionné le porte-parole du Gouvernement, toutes «82 sociétés vont passer au crible d’une analyse spécifique qui permettra de décider de la nature de la disposition à prendre par rapport à l’intérêt pour l’Etat de Côte d’Ivoire de sortir ou de réduire sa participation ».

 

 

Des enfants prisonniers de la forêt,

 dans des plantations de cacao en Côte d’Ivoire

Article paru sur le site ivorian.netdu 10 janvier

 

Eradiquer le travail des enfants dans les plantations de cacao: c’était, en 2001, l’engagement pris par l’industrie du chocolat sous la pression des ONG. Dix-huit ans plus tard, où en est cette promesse ? Pour ce reportage diffusé dans « Envoyé spécial », le journaliste Paul Moreira et son équipe ont enquêté en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao.

 

A huit heures de route d’Abidjan, à la lisière du Liberia, là où finissent les pistes, voici l’une des dernières forêts classées, protégées, d’Afrique de l’Ouest. Ou plutôt, ce qu’il en reste. Les arbres sont détruits pour céder la place à la culture du cacao. La Côte d’Ivoire fournit 40% de la production mondiale. Le pays lutte contre le travail des enfants, mais dans cette plantation, le très jeune âge des ouvriers saute aux yeux. 

Tous les jeunes qui travaillent ici sont arrivés enfants. Ils sont là depuis des années, prisonniers de la forêt. C’est le cas d’Aziz. Ses parents sont au Burkina Faso, il ne les a pas vus depuis six ans. « C’est beaucoup de souffrance », dit-il. Il a aujourd’hui 21 ans. C’est la première année qu’il commence à gagner de l’argent, explique-t-il.

 

C’est le secret le plus sombre de certaines plantations de cacao : Aziz vient de travailler cinq ans gratuitement. Et cette année, pour la première fois, son patron lui a donné une petite parcelle de cacao. Aziz a pu vendre sa production et, enfin, toucher un peu d’argent.

Ali est dans la même situation. Il vient de recevoir une parcelle de son patron. « Je n’ai rien touché jusqu’à ce qu’il décide un jour que j’ai assez travaillé pour avoir ma parcelle », explique-t-il. Six ans de travail gratuit. Cette année, il a produit un sac et demi sur sa parcelle. C’est-à-dire 180 kilos de cacao, soit 210 euros. Ce sera désormais le salaire annuel d’Ali. Le jeune homme a déjà des dettes, il est pris au piège.

Travail contre nourriture, puis paiement en nature. Ce système est généralisé dans les champs du Goin-Débé, comme l’ont découvert les journalistes enquêtant pour ce reportage à voir dans « Envoyé spécial ».

 

 

 

 


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